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  • DES FORAGES PETROLIERS SUR LES TERRES DE BRICQ





    La chasse aux gaz de schiste est-elle repartie en catimini ? Le groupe Toreador-Hess est sur le point de reprendre l’exploration du bassin d’Ile-de-France. De quoi interpeller la nouvelle ministre de l’Ecologie, Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne et opposante résolue à la fracturation hydraulique.

    Cela fait longtemps que le Bassin parisien intéresse les pétroliers. En 2010, le groupe français Toreador, associé à l’américain Hess, lorgnait déjà les hydrocarbures prisonniers de la roche mère. Petit hic : pour récupérer cet or noir, il faut employer la fracturation hydraulique, une technique interdite par la loi Jacob. Votée en juillet, après une mobilisation contre les projets d’extraction par fracturation, elle autorise néanmoins cette méthode pour les recherches. Même si les risques écologiques n’ont pas été évalués. A l’époque, Toreador-Hess dut stopper ses travaux.

    «Fort potentiel».

    En juin, le pétrolier va les reprendre pour procéder à un carottage à Doue, village de 1 000 habitants en Seine-et-Marne. Mais à une nuance près : le groupe affirme désormais chercher «uniquement du pétrole conventionnel», situé non pas dans, mais au-dessus de la roche mère, ce qui ne tombe sous aucun interdit. Le maire, Jean-François Delesalle, n’y croit pas. D’après lui, «les forages entrepris en 1984 par Esso, à 500 mètres de la plateforme de Toreador, faisaient état de la présence d’un fort potentiel en gaz et huile de roche mère [l’autre nom des pétroles et gaz de schiste, ndlr]».

    Le potentiel de ce type d’hydrocarbures dans la région est connu de tous. C’est notamment grâce à son Bassin parisien que la France fait partie des pays « les plus prometteurs en huiles au niveau européen», et les estimations flirtent avec les «100 millions de m3 techniquement exploitables », selon le rapport de la mission diligentée par le ministère de l’Ecologie rendu en mars. «Les connaissances déjà acquises sur ce bassin par les nombreux forages réalisés, et sa géologie relativement simple, devraient y permettre, plus rapidement qu’ailleurs, d’arriver à des résultats conclusifs», indique le rapport.

    Toreador-Hess, fort de sa «grande expérience» dans le Dakota du Nord, est volontaire pour tester la fracturation hydraulique en France. Néanmoins, la firme assure qu’elle n’en fera pas usage à Doue. Qu’importe, le village est concerné par deux autres permis d’exploration du gaz de schiste. Et douze, au total, sont en cours d’instruction dans le département.

    Moratoire.

    Qu’il s’agisse des camions de Toreador ou d’une autre compagnie, les antischiste comptent bien leur barrer le passage. Leur dernier recours s’appelle Nicole Bricq. «Elle était au premier rassemblement à Doue. C’est elle qui a été rapporteure de la loi du Parti socialiste et d’Europe Ecologie-les Verts interdisant l’exploration et l’exploitation de gaz et huile de schiste», indique Caroline Pinet, cofondatrice du collectif Stop au pétrole de schiste 77. La veille de sa nomination, la future ministre se promenait dans la région au côté de José Bové pour discuter du dossier. Le député européen lui a expliqué «la nécessité d’arrêter Toreador-Hess, avant qu’ils ne recommencent leurs travaux». Les antischiste veulent donc croire à un nouveau moratoire et rêvent que tous les permis soient abrogés.

    En attendant, c’est la guerre des nerfs sur le terrain. Le maire de Doue vient de prendre un arrêté pour interdire la circulation des camions de plus de 3,5 tonnes sur les chemins vicinaux… Tous les opposants au pétrole de schiste en Seine-et-Marne s’en remettent désormais à celle qui avant d’être ministre était de leur côté.

    © Mylène Jourdan


     
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