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  • Des élus français de passage au Quebec

    Des élus francais de passage au Quebec

     Publié le 06 septembre 2012 



    Le conseiller général de Lot-et-Garonne, en France, George Denis, signe le livre d’or de Mont-Saint-Hilaire, dans le cadre d'une rencontre des maires du Québec contre les gaz de schiste

    MONT-SAINT-HILAIRE – Une vingtaine d’opposants français à l’industrie du gaz de schiste et d’élus ont fait escale mercredi matin à Mont-Saint-Hilaire pour rencontrer des maires du Québec.


    Tous originaires du département de Lot-et-Garonne, situé entre Bordeaux et Toulouse, les membres de la délégation française venaient dans la région chercher des témoignages sur les conséquences de l’exploration effectuée par l’industrie gazière. Ils rencontraient donc le maire de Mont-Saint-Hilaire en avant-midi et se rendaient ensuite au puits de Saint-Denis-sur-Richelieu.

    La troupe, accompagnée par quelques journalistes européens, se dirigeait ensuite vers la Pennsylvanie en compagnie d’opposants québécois pour constater l’impact de l’exploitation des gaz de schiste sur la santé et le tissu social.

    «Nous voulons nous rendre compte sur le terrain d’une réalité qu’on ne connaît pas encore chez nous, a affirmé Élisabelle Bourgue, présidente du regroupement No Fracking France. Avec les citoyens et les élus québécois, il y a un bon échange d’information sur la réalité du terrain, comme il y a déjà eu de la fracturation ici.» 

    Le groupe No Fracking France a choisi ce nom pour s’associer au regroupement américain portant déjà ce nom.

    Devoir d’élus 


    Pour Daniel Borie, maire de la commune française de Saint-Vite, il est essentiel que les maires français s’informent sur la question pour prendre des décisions éclairées concernant le gaz de schiste.

    «Je suis moi-même une victime de l’amiante, a-t-il dit. Quand on s’est rendu compte que c’était dangereux pour la santé, on nous a dit ‘’on ne le savait pas‘’. Pour le gaz de schiste, l’alerte est lancée. On veut donc savoir à titre préventif si c’est dangereux pour la santé.»

    Les élus ont tenu à préciser qu’ils ne penchaient pas encore pour ou contre le gaz de schiste, même si les premières informations recueillies les font douter.

    «C’est la loi qui décide si on peut ou pas exploiter le gaz de schiste, a indiqué M. Borie. Il y a des groupes pétrolier et citoyen qui font des pressions de leurs côtés. Nous sommes donc là pour être objectifs et avoir du recul dans notre recherche d’informations.»

    Le président de la mission et conseiller général du département de Lot-et-Garonne, George Denis, croit que le Québec a environ deux ans d’avance sur la France dans l’exploration du sous-sol pour la recherche de gaz de schiste. Selon lui, ce décalage permet d’avoir un aperçu de la situation là-bas.

    «Pour un maire, c’est très inquiétant, a-t-il affirmé. Nous avons beaucoup de questions sur la situation et nos citoyens aussi.» Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, a invité la délégation à signer le livre d’or de la municipalité. Sa ville est alliée avec des municipalités françaises et américaines pour s’opposer aux gaz de schiste.

    «Je vois qu’il y a une similarité entre le Québec et la France au niveau de la manière dont les élus et les opposants ont cherché leurs informations, a-t-il dit. Des deux côtés de l’océan, nous nous sommes tournés vers les témoignages de gens de science crédibles.»

    © FRANÇOIS C. GUEVREMONT / AGENCE QMI

     
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