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    Gaz de schiste : 7 demandes de permis rejetées

     Publié le 15 septembre 2012 





    Dans l'état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique (...) est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement », a souligné François Hollande à l'ouverture de la conférence environnementale.

    Sept demandes de permis d'exploration d'hydrocarbures dans la moitié sud de la France vont être rejetées parce que le gouvernement considère qu'elle visent les gaz de schiste, a annoncé François Hollande vendredi à l'ouverture de la conférence environnementale. "J'ai demandé à Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposés auprès de l'Etat et qui ont légitimement suscité l'inquiétude dans plusieurs régions", a déclaré le président de la République dans son discours. 

    Il s'agit des demandes pour des permis dits de Brignoles (Var), Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), Montélimar-extension (Drôme et 3 autres départements), Lyon-Annecy (Savoie et 4 autres départements), Montfalcon (Isère) et Cahors (Lot et 3 départements), ont ensuite précisé des responsables (voir ci-dessous).

    "S'agissant de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, telle sera ma ligne de conduite tout au long de mon quinquennat", a assuré M. Hollande. 

    Le précédent gouvernement avait déjà annulé l'an dernier trois permis déjà accordés --à Total notamment--qui visaient le gaz de schiste, mais d'autres demandes de permis --qui ne visent pas explicitement les hydrocarbures de schiste--sont toujours en cours d'instruction par l'administration.

    "C'étaient des demandes de permis qui étaient restées en suspens parce qu'elles ne mentionnaient pas explicitement l'utilisation de la fracturation hydraulique et des gaz de schiste, c'est pour cela qu'elles n'ont pas été annulées dans les premières phases", a indiqué l'entourage du président. "Mais l'analyse qui en a été faite par rapport à la profondeur à laquelle ils souhaitaient aller faisaient que ça ne pouvait être que ça, et ils ont été requalifiés", selon un conseiller. 

    Les sept demandes de permis visées avaient été déposées par Total (1 demande) et trois autres sociétés (Schuepbach, BNK France, 3Legs Oil&Gas) avec deux demandes respectivement. 

    Le président de la République a assuré vendredi qu'il 'entendait les arguments économiques', mais a jugé que les considérations sur les possibles gisements en France étaient 'souvent exagérées' et qu'il y avait trop d'incertitudes environnementales pour se lancer dans leur exploitation. 'Dans l'état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement', a souligné François Hollande. 

    Sujet d'importantes oppositions de riverains des sites jugés prometteurs, l'exploitation du gaz de schiste est une des questions brûlantes de la conférence environnementale qui s'est ouverte vendredi.


    Les détails des sept permis annulés :


     - Beaumont-de-Lomagne : la demande de recherche de gaz portait sur une zone de 10.405 km2, s'étendant sur 7 départements (Lot-et-Garonne, Dordogne, Lot, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Ariège, Gers). Elle avait été déposée par BNK France, filiale de l'américain BNK Petroleum.

     - Brignoles : la demande de recherche de gaz sur une zone de 6.785 km2 qui s'étend sur 4 départements (Var, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône et Vaucluse, d'après le demandeur) avait été déposée par l'américain Schuepbach.

     - Cahors : la demande de recherche de gaz sur 5.710 km2, sur 4 départements (Aveyron, Dorgogne, Lot et Tarn et Garonne), émanait de 3Legs Oil&Gas, une société de l'île de Man.

     - Lyon-Annecy : la demande de recherche de pétrole et de gaz portait sur 3.800 km2, répartis sur 5 départements (Savoie, Haute-Savoie, Ain, Isère, Rhône), et avait été effectuée par Schuepbach.

     - Montélimar (extension): la demande de recherche de gaz émanait du géant pétrolier français Total. Elle concernait 1.859 km2 situés sur trois départements (Drôme, Var, Gard).

     - Montfalcon : la demande visait à rechercher du gaz sur une superficie de 5.792 km2, dans cinq départements (Savoie, Isère, Drôme, Ardèche et Rhône), et avait été déposée par BNK France.

     - Valence : la demande visait du pétrole et du gaz, sur une zone de 5.801 km2 à cheval sur cinq départements (Rhône, Isère, Savoie, Drôme, Ardèche), et avait été déposée par 3Legs Oil & Gas.

    SOURCE AFP

     
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