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  • Une équipe de tournage sur la piste des gaz de schiste

     Publié le 16 Janvier 2013 


    CHATEAU-THIERRY (Aisne). Des abords de Château-Thierry à Fontenelle-en-Brie, les chevilles ouvrières des Intouchables ont été filmés pour crier haut et fort leur opposition à la fracturation de la roche mère.

    Avec caméras et appareils photo, les jeunes femmes ont sillonné
    les lieux concernés


    Ils roulent sur la D1. La voiture s'arrête près des panneaux de protestation disposés le long de la voie départementale par l'association opposée à la fracture hydraulique utilisée pour atteindre les gaz de schiste. Dans tous les lieux concernés par la mobilisation. 

    A l'intérieur du véhicule, le président des "Intouchables 1901 ® - Touche pas ma roche mère", Olivier Alers, son trésorier, Patrice Lépine, et deux réalisatrices. Caméra au poing et appareils photo en main, elles ne perdent pas une miette des paroles du président. Ils partagent leur inquiétude sur les effets d'éventuels puits implantés à Rozoy-Bellevalle, en face du hameau de Gillauche, sur la commune de Viffort où des habitants se sont mobilisés autour des deux hommes. 

    Et veillent, guettant la moindre velléité de creuser, dans le champ de Rozoy, de l'autre côté de la fameuse route, « on habite tous en face »…

    No gazaran, c'est le nom du film en préparation. Un document qui pourrait être diffusé à la télévision, projette Doris Buttignol, mais aussi dans la société civile. « Nous, on est en Drôme-Ardèche où les gens sont très engagés », indique Carole Menduni. Elles viennent du sud-ouest où elles racontent avoir vu la mobilisation d'un conseiller général au côté des habitants. Juste après le sud de l'Aisne, elles doivent interviewer André Picot, en tant que scientifique indépendant. 

    Souscription


    « Notre travail, c'est un travail de transmission d'information », indique les jeunes femmes, pestant comme « l'omerta évidente sur ce qui est environnemental dans le dossier gaz de schiste » et s'insurgeant contre les propos d'un député européen « qui n'hésite pas à dire n'importe quoi » pour soutenir les projets d'extraction.

    Intarissable, le président parle face à la caméra. Lui qui, il y a quelques mois ne connaissait rien au sujet mais « J'ai passé trois ou quatre nuits sur Internet » avant de mobiliser son entourage alors que « on me disait que c'était trop tard ! » Depuis sont venues les actions et les panneaux « On en avait mis une vingtaine » entre Château-Thierry et Fontenelle-en-Brie, des deux côtés de la D1, et « on vient d'en refaire », indique le trésorier. 

    C'est lui qui manie la visseuse. Il y en a vingt-six désormais, les premiers ayant été décimés par des dégradations. Face à tous les faits et gestes des deux hommes, les jeunes femmes prennent des images, non seulement pour le film mais aussi pour une plate-forme web documentaire intitulée « On-off, la fracture d'énergie », indique Doris Buttignol.

    Sa collègue évoque l'action menée par Brasseurs de cages, « secouer le cocotier en québécois », collectif artistique sous forme associative, avec « des films militants depuis dix ans », sur des sujets comme les OGM, l'OMC ou encore les femmes en politique, bref les minorités. Et « la plupart du temps, nous sommes obligés de nous auto-produire ». 

    Ainsi, « la souscription a été envoyée dans tous les collectifs » pour le DVD No gazaran dont la sortie est prévue mi-avril. Attention, ça tourne !

    © Laurence PICANO - L'union - L'Ardennais

     
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