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  • Le gouvernement divisé sur la question de l'exploitation des gaz de schiste

    Publié le 12 Septembre 2013  




    L'exploitation des gaz de schiste divise le gouvernement. Le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin a assuré, mercredi 10 juillet, que la question «ne se pose pas», recadrant au passage, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg qui avait plaidé pour une nationalisation de l'exploitation des hydrocarbures non-conventionnels

    «La question d'une exploitation "écologique" des gaz de schiste ne se pose pas», a affirmé Philippe Martin dans une déclaration écrite à l'AFP, mercredi 10 juillet. Et le successeur de Delphine Batho de poursuivre : «Le bilan carbone des forages de gaz de schiste est très négatif, surtout si l'on prend en compte non seulement le CO2 issu du gaz extrait mais aussi de la quantité de méthane qui fuit vers l'atmosphère lors de l'extraction». 

    «Nous pouvons convaincre les écologistes raisonnables... Ils sont tous raisonnables». 

    Un recadrage après les propos du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Auditionné par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur la réforme du code minier, mardi 9 juillet, celui ci – ses propos sont rapportés par l'agence AEF Développement durable – propose la création d'une "compagnie publique et nationale" qui exploiterait les gaz de schiste», indique Marie-Béatrice Baudet sur Le Monde.fr. Celle-ci serait destinée à «assurer le financement de la transition énergétique». Et Arnaud Montebourg de déclarer : «Nous pouvons convaincre les écologistes raisonnables... Ils sont tous raisonnables». 

    Depuis la loi du 13 juillet 2011, l’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique est interdite. Toutefois la loi évoque aussi la mise en œuvre « d'expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ». Le rapport sur la compétitivité de Louis Gallois, remis au gouvernement lundi 5 novembre, avait relancé la polémique en préconisant la poursuite de «la recherche sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste». 

    Ce gaz est une forme de méthane qui se trouve au coeur de roches sédimentaires, généralement au-dessous de 2000 mètres de profondeur. La seule façon de l'extraire est aujourd'hui d’utiliser la technique de fracturation hydraulique en injectant de l’eau sous pression dans la roche afin de libérer le gaz. Les partisans d'une telle exploitation assurent qu'elle rendrait la France énergiquement plus indépendantes. 

    Mais deux problèmes se posent, selon les écologistes et les opposants au gaz de schistes. Cette technique de forage consomme entre 10 000 et 20 000 mètres cubes d'eau. Ensuite, l’eau utilisée n’est pas «pure», elle contient de nombreux additifs comme du sable très fin, ou des substances pour tuer les bactéries se nourrissant de gaz, etc. Des études montrent que ces substances seraient toxiques. Les écologistes assurent qu'elles peuvent s'infiltrer dans les nappes phréatiques. 

    En France, on chiffre à 2 380 milliards de mètres cubes le volume de gaz de schiste, mais cette estimation est contestée. L’exploitation intensive du gaz de schiste par fracturation hydraulique a provoqué des catastrophes écologiques aux Etats-Unis. En avril 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie déclarait: «On n'exploitera jamais le gaz de schiste comme aux États-Unis».

    © Newsring


     
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