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  • Pétrole : le baril rechute sous la barre des 50 dollars aux Etats-Unis

    Publié le 14 Mars 2017  


    Lien vers l'article original: ici


    Le niveau des stocks de brut aux Etats-Unis fait douter les marchés. L'ampleur du rebond de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis pose aussi question.

    Il a suffi de quelques millions de barils pour faire dévisser les marchés pétroliers. La publication mercredi de stocks de brut aux Etats-Unis en hausse de 8 millions de barils, à 528 millions de barils, a provoqué une forte baisse des cours de l'or noir, retombés à leurs niveaux de début décembre. Le WTI, aux Etats-Unis, est même repassé jeudi sous la barre des 50 dollars (et même de 49 dollars en séance), après s'être approché de 55 dollars fin février. De même, le brent, la référence de la mer du Nord, a perdu 7 % en deux jours, à 52 dollars, alors qu'il avait dépassé 57 dollars en janvier.

    Pour Harry Tchilinguirian, chef de la recherche sur les matières premières chez BNP Paribas, les marchés ont changé leur perception sur l'accord de réduction de production conclu fin novembre par des pays producteurs. Alors que l'Opep s'est engagée à réduire ses extractions de 1,2 million de barils par jour (Mb/j) et des pays non Opep (dont la Russie) à 600.000 b/j, « L'Arabie saoudite a introduit une nouvelle mesure du succès de l'accord : celle d'une réduction des stocks à un niveau "normal", défini par la moyenne des cinq années précédentes. Or, rien que dans l'OCDE, on estime l'excédent par rapport à ce niveau "normal" à 200 millions de barils », dit-il. Dès lors, l'évolution des stocks aux Etats-Unis, qui accusent chaque semaine de nouveaux records historiques, sème le doute sur les marchés. « Ils posent la question de la capacité de l'Opep à résorber les excédents », décrypte l'analyste.

    En partie liée aux opérations de maintenance des raffineries outre-Atlantique, qui se font traditionnellement avant la « driving season » pendant laquelle les Américains partent en vacances en voiture, cette hausse ne devrait pas se poursuivre. « Les stocks devraient même baisser lorsque les raffineries reprendront leur activité », estime Harry Tchilinguirian, qui table toujours sur un WTI à 56 dollars en fin d'année.

    Production américaine en hausse


    Tout dépendra aussi de l'évolution de la production américaine, alors que les investissements affluent massivement dans le pétrole de schiste. Elle a repassé la barre des 9 Mb/j mi-février. Au point que certains analystes revoient leurs prévisions. En voyage au Texas, Alexandre Andlauer, chez AlphaValue, estime désormais qu'elle augmentera de 1 Mb/j cette année. « Cela me paraît élevé, mais c'est effectivement une vraie inconnue », commente Harry Tchilinguirian, qui table, lui, sur 400.000 à 600.000 b/j. L'US EIA, qui dépend du ministère de l'Energie américain, vient aussi de relever ses prévisions à 630.000 b/j au lieu de 330.000 b/j précédemment.

    A la CeraWeek organisée par le cabinet IHS Markit, qui réunit cette semaine à Houston tout le gratin du pétrole, les producteurs indépendants américains ont en tout cas affiché de fortes ambitions de croissance de leur production - à grand renfort d'investissements. Le patron de Continental Resources, Harold Hamm, a même reconnu que, sans modération, cet enthousiasme risquait de « tuer le marché ». Signe des temps, des ministres des pays de l'Opep et des producteurs de pétrole de schiste se sont réunis pour la première fois, le temps d'un dîner informel. « L'Opep essaie de comprendre le schiste, et le schiste essaie de comprendre où vont les prix. Nous nous éduquons mutuellement » , a indiqué un participant à l'agence Reuters. « Nous sommes tous dans le même bateau », a reconnu John Hess, patron du groupe du même nom.


    © @afeitz pour lesechos.fr


     
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