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    Schiste : Carmen attend de pied ferme la foreuse à Gillauche

     Publié le 11 décembre 2012 

    «Si la foreuse arrivait dans la région pour la mise en place
    forages à grande profondeur, nous sommes déterminés à
    montrer notre opposition par des actions non violentes.»


    CHÂTEAU-THIERRY (Aisne). Il y a une semaine, les membres du collectif Carmen participaient à un stage de résistance citoyenne. Les porte-parole, Christine Lecques et Benoît Périn, font le point sur la situation sur le permis de Château-Thierry.


    L'union : Nous avons vu les membres du collectif Carmen se préparer à affronter les CRS en cas de manifestation dans un reportage de France 3 Picardie. Après les cortèges bon enfant, vous avez décidé de passer à une méthode plus offensive pour vous faire entendre ? 


    Carmen : « Pour le moment, nous n'avons pas besoin de passer à une méthode plus offensive. Nous avons été reçus le 17 septembre dernier par les conseillers de Delphine Batho qui nous ont confirmé que la fracturation hydraulique était interdite, sauf pour la recherche scientifique.

    « Le Parlement européen saisi » 


    Une circulaire de la ministre en date du 21 septembre, adressée à tous les préfets de département, leur rappellent les conditions d'encadrement des forages miniers et la nécessité de veiller à ce qu'il n'y ait pas de recours à cette technique. Les services de la Dréal que nous avons rencontrés lors du rendez-vous organisé par madame la sous-préfète de Château-Thierry, le 20 novembre nous ont confirmé que cette circulaire serait bien appliquée par leurs services.
    La réforme du Code minier, en 2013, devrait aussi clarifier un certain nombre de notions, en particulier celle de forages conventionnels et non conventionnels, derrière laquelle les compagnies pétrolières s'abritent et entretiennent la confusion.
    Enfin, la pétition que le collectif a envoyée dernièrement au Parlement européen, pour dénoncer les violations faites au droit des citoyens, sera examinée prochainement par la commission des pétitions. » Si l'on vous comprend bien, vous êtes déterminés à empêcher les recherches des huiles de schiste au hameau de Gillauche sur la commune de Rozoy-Bellevalle tout en respectant la légalité.

    Carmen : « Comme beaucoup de collectifs et associations de citoyens et d'élus de toutes les régions de France où des permis ont été accordés sans qu'ils en aient été informés, les citoyens et associations qui se sont regroupés au sein du collectif Carmen, dès qu'ils ont appris l'existence du permis de Château-Thierry au début de l'année 2011, sont des citoyens inquiets, très respectueux du droit et issus d'univers très différents.

    « Des actions non-violentes »


    Nous sommes, depuis le début, déterminés à protéger les territoires des risques sanitaires et environnementaux qui pèsent sur le département compte tenu de la grande superficie que couvrent les permis pétroliers. C'est sous la pression des citoyens, par le biais de nombreuses manifestations et réunions d'information, que l'exploitation et l'exploration des hydrocarbures de roche mère ont été gelées et retardées avec la parution de la loi du 13 juillet 2011.
    Si, malgré tout, la foreuse arrivait dans la région pour la mise en place de forages à grande profondeur, nous sommes déterminés à montrer notre opposition par des actions non-violentes. C'était l'objet de cette formation dont France 3 Picardie a diffusé le reportage.

    La foreuse doit-elle arriver bientôt ?


    Carmen : La foreuse est attendue dans le département de la Seine-et-Marne, qui se trouve aussi sur la zone du permis de Château-Thierry, là où les travaux d'aménagement des plates-formes sont plus avancés. Concernant le site de Rozoy-Bellevalle dans l'Aisne, la Société Hess Oil peut, légalement et à n'importe quel moment, démarrer les travaux de construction de la plate-forme de Gillauche.
    Que pensez-vous des études du Bureau exploration production des hydrocarbures (BEPH) ? Il explique dans un document paru en février 2012 que la fracturation hydraulique, sous différentes formes, a été utilisée plus de 40 fois dans la Brie sans créer de pollution…
    Carmen : Ce sont 40 fois depuis 1980 soit environ 1 fois par an sans brin horizontal sur plusieurs centaines de mètres. On est bien loin de ce qui doit se faire chez nous. Cet argument est souvent avancé par les pétroliers pour rassurer l'opinion publique. S'il n'y avait aucun risque et que la fracturation hydraulique était fiable, la loi interdisant l'utilisation de cette technique n'aurait pas été votée et les industriels ne chercheraient pas à l'améliorer continuellement en « verdissant » leur procédé !

    « Principe de précaution »


    A l'heure des Grenelle de l'environnement, la recherche de ressources fossiles reste un non-sens pour le collectif ?

    Carmen : « En effet, la question du réchauffement de la planète et de ses incidences devient très préoccupante, l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste ne sont pas compatibles avec des objectifs climatiques raisonnables, car elles sont génératrices de gaz à effet de serre. Les risques sanitaires et environnementaux qui en découlent, suffisent, au nom du principe de précaution et du bon sens, à renoncer définitivement à rechercher ces ressources, qu'il faut aller chercher à une très grande profondeur dans le sous-sol, dans des couches géologiques vieilles de plusieurs dizaines de millions d'années, retardant ainsi le recours aux énergies renouvelables, créatrices d'emplois à long terme. Ces forages de pétrole de schiste permettraient seulement aux industries extractives de maintenir leur niveau d'emplois qui est de 24 000 emplois, selon les chiffres de l'Insee du deuxième trimestre 2012, et non pas les 100 000 emplois que les pro-gaz et huiles de schiste nous font facilement miroiter en cette période très difficile sur le plan économique et de l'emploi. »

    © Isabel DA SILVA - L'Union

     

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