hit counter

Meta Tag Generator

Touchepasmaroche-mere Touchepasmaroche-mere

  • ACCUEIL
  • L'EDITO
  • Gaz de schiste : le dossier est rouvert

     Publié le 01 Février 2013 


    Christian Bataille est le co-auteur d'une étude de faisabilité sur l'exploitation du gaz de schiste, parue ce jeudi 31 janvier. Le député (PS) défend son point de vue, qui tranche avec certaines idées fréquemment entendues.


    Le Parlement a ouvert la porte à un rapport sur les alternatives à la fracturation hydraulique

    En donnant le coup d’envoi à un rapport visant à évaluer les alternatives à la fracturation hydraulique, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a rouvert le dossier ultrasensible de l'exploitation du gaz de schiste. L’étude de faisabilité, sorte de préambule au rapport (qui ser, lui, publié en septembre), a été rédigé par le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP) et le député Christian Bataille (PS). Ce dernier y apporte certaines précisions pour BFMbusiness.com.

    Pourquoi insister sur l’exploitation du gaz de schiste ? 


    Christian Bataille : La France a besoin de ressources. L’enjeu est très important : 88% du déficit commercial français est dû aux énergies ! Nous sommes excédentaires en ce qui concerne l’électricité, mais c’est tout. Et puis on ne peut pas jeter l’interdit, sans étude préalable, sur des richesses dont on présume qu’elles peuplent notre sous-sol ! Dans notre rapport, nous parlons de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Ce qui inclut le gaz de schiste, mais aussi l’huile ou le pétrole de schiste, ainsi que le gaz de houille.

    En quoi la fracturation hydraulique est-elle dangereuse et quelles sont ses alternatives ? 


    Christian Bataille : On lui reproche d’être agressive d’un point de vue environnemental. Mais tout cela a ensuite été monté en épingle, notamment par des productions telles que le film Gazland, qui verse dans le sensationnel, et par certaines émissions de télévision. En réalité, la fracturation hydraulique consomme beaucoup trop d’eau, et risque d’altérer les nappes phréatiques. Les alternatives pourraient être, par exemple, la fracturation thermique ou la fracturation par CO2. Nous pouvons également effectuer une simulation de fracturation au propane, qui est utilisée aux Etats-Unis. Nous allons donc auditionner les grandes entreprises qui l’emploient.

    Comment et quand saurons-nous si la France possède des réserves suffisantes de gaz de schiste ? 


    Christian Bataille : Contrairement aux idées reçues, nous n’avons pas une bonne connaissance de notre sous-sol. On présume qu’il y a du gaz de schiste en quantité dans le sud-est de la France, de l’huile de schiste dans le sous-sol parisien, et du gaz de Houille dans le bassin minier de Loraine. Pour en être sûr, il faut réaliser des sondages adaptés. Cela peut prendres des années, mais il faut surtout trouver des entreprises qui ont envie de ses lancer dans l’aventure. La réforme du code minier pourrait y contribuer.

    © BFM Business - Yann Duvert

     
    Partager en 1 clic :
    Imprimer ou télécharger en PDF cet article :
    Print Friendly and PDF

    Aucun commentaire :

    Enregistrer un commentaire