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  • Pétrole. Des permis touchés, mais des forages pas encore coulés

    Publié le 25 Décembre 2013  



    SEZANNE (51). La mutation de permis de recherches de pétrole dans le Sud-Ouest marnais a été refusée. Cela ne marque pas la fin de l’or noir.


    Est-ce le début de la fin pour le pétrole classique et le pétrole de schiste dans le Sud-Ouest marnais ? On peut en douter. 

    Le ministre de l’Écologie Philippe Martin vient pourtant d’annoncer sa décision de refuser d’autoriser la mutation au profit de la compagnie pétrolière Hess Oil de sept permis de recherches d’hydrocarbures situés dans le Bassin parisien. Ces permis avaient été délivrés par le précédent gouvernement à une compagnie pétrolière et la mutation est en quelque sorte une reprise d’un permis par une autre compagnie. Il faut savoir que la mutation, soit la cession d’un permis de recherches entre compagnies pétrolières, est une pratique courante. 

    Deux de ces permis concernent le Sud-Ouest marnais. Celui dit de « Château-Thierry », qui englobe dans son périmètre les territoires de Verdon, Corrobert et le Vézier. Et celui dit de « Leudon-en-Brie », qui concerne Villeneuve-la-Lionne. 

    Ce qui a motivé le ministre de l’Écologie : « Certains permis, comme celui dit de Château-Thierry, posent la question de savoir si l’on peut aujourd’hui, compte tenu de l’interdiction générale et absolue de recourir à la fracturation hydraulique posée par la loi, autoriser la mutation d’un permis dont les objectifs initiaux étaient incontestablement et exclusivement d’explorer des huiles et gaz de schiste. Même si la société Hess Oil a déclaré, afin de se conformer à cette loi, qu’elle ne l’utiliserait pas (…). » 

    Pour les collectifs opposés au pétrole de schiste, c’est une victoire. « Sur ces permis d’exploration, (…) seules les techniques conventionnelles d’exploration ont été utilisées par Hess Oil France, sans dommage pour l’environnement et en pleine transparence avec les services de l’État et les collectivités locales concernées », indique la compagnie pétrolière sur son site internet. Les permis dont la mutation a été refusée restent valables. Seulement, la compagnie Hess Oil ne pourra pas reprendre ces permis qui ont été accordés initialement à une autre compagnie. Ce refus de mutation des permis ne signe pas l’arrêt de mort de la recherche et de l’exploitation du pétrole, qu’il soit de schiste ou non, dans le Sud-Ouest marnais. De très nombreuses demandes de permis de recherches d’hydrocarbures qui concernent l’ensemble Sud-Ouest marnais sont encore en instruction. 

    D’autres compagnies déposent des demandes 


    Un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) sur « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste », remis fin novembre, plaide même pour la fracturation. Il indique que : « La fracturation hydraulique a fait d’important progrès et c’est une technologie, certes industrielle et comportant des risques, mais maîtrisée », assure le rapport. 

    Surtout, la possible manne que constituerait le pétrole de schiste dans le Bassin parisien fait encore saliver beaucoup de compagnies, qui continuent de déposer des demandes, en attendant peut-être un vent plus favorable pour sonder le sous-sol puis exploiter le pétrole qui se trouve à grande profondeur. Cela n’a pas échappé aux associations : « Nous demandons à l’État de faire preuve de cohérence et d’abroger tous les permis litigieux », demande un collectif d’associations opposés au pétrole et gaz de schiste. Non, le pétrole classique, mais aussi le pétrole de schiste, n’ont pas sûrement pas dit leur dernier mot.


    © L'Union - L'Ardennais


     
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