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  • Méthane: le danger sous-estimé des hydrocarbures de schiste ?

    Publié le 25 Juin 2014  



    Alors que l’Allemagne et l’Algérie ont récemment pris position en faveur d’une exploitation écologiquement encadrée de leurs réserves d’hydrocarbures de schiste, une étude canadienne affirme que les effets néfastes de la fracturation hydraulique ont jusqu’à présent étaient sous-évalués. Selon le rapport publié mardi 17 juin par l’Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA), le pétrole de schiste serait au moins deux fois plus dangereux pour l’atmosphère que le pétrole conventionnel. 

    Selon le document de l’AQLPA intitulé « Le pétrole de schiste, un pétrole vraiment pas comme les autres », la pollution liée aux pétroles et gaz de schiste serait plus importante que prévue, notamment en raison du méthane généré (un gaz à effet de serre) lors de leur extraction. Selon les nouvelles données scientifiques disponibles à travers le monde, les émanations de méthane sont de 100 à 1.000 fois plus élevées que les estimations précédentes de l’Agence gouvernementale de protection environnementale des États-Unis.

    « Au Dakota du Nord, des échantillons d’air pris à proximité des sites de forage ont révélé en 2012 la présence de 50 contaminants atmosphériques dont 44 aux impacts graves sur la santé des populations », ajoute Sophie-Anne Legendre, coauteure du rapport.

    Le rapport explique également que la valeur du potentiel de réchauffement du méthane a été réévaluée à la hausse par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC). Les scientifiques du GIEC estiment que ce composé chimique serait 36 fois plus dangereux pour l’atmosphère que le CO2 sur un horizon de 100 ans et 86 fois plus sur un horizon de 20 ans.

    « Au Québec, on utilise toujours une valeur de potentiel de réchauffement du méthane qui date de 1995 [le CH4 était considéré 25 fois plus dangereux que le CO2, ndlr] et qui n’a jamais été mise à jour. Par conséquent, on sous-estime également la contribution réelle de l’exploitation éventuelle du pétrole de schiste ou du gaz de schiste aux émissions québécoises de gaz à effet de serre », précise Mme Legendre.

    Crédit photo : danielfoster437

    © l'énergie D'avancer


     
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