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  • En attendant le pétrole de schiste...

    Publié le 22 Juillet 2014  



    Lien vers l'article original : ici

    La société canadienne Vermilion Energy fore cinq nouveaux puits par an en Seine-et-Marne. Une région pleine de promesses en pétrole de schiste.

    Des champs à perte de vue, quelques habitations par-ci, quelques villages par-là, et depuis des décennies, des derricks. Nous ne sommes pas au Texas mais à Jouy-le-Châtel, en Seine-et-Marne, le petit eldorado français de l'or noir situé à une heure de Paris. Depuis plus de quinze ans, la société canadienne Vermilion Energy, inconnue du grand public, prospère et se développe sur les décombres des majors Total et Esso, qui ont délaissé des petits gisements français dont personne ne voulait. Grâce à une centaine de puits sur sept sites en Seine-et-Marne et en Aquitaine, elle produit 2 millions de litres de brut par jour. 

    À Jouy-le-Châtel, entre Provins et Coulommiers, Vermilion va forer un nouveau puits la semaine prochaine, le cinquième de l'année. Elle soutiendra ce rythme pendant cinq ans. "Nous avons trouvé un fort potentiel qui a fait doubler notre production sur le site de Champotran, explique Jean-Pascal Simard, le porte-parole de Vermilion. Nous y investirons encore 20 millions d'euros par an." Et 100 millions pour tous les sites français. Premier producteur de pétrole en France, ses réserves courent jusqu'en 2038. L'ambition de la "junior" n'a plus de limites.

    L'énorme potentiel de la Seine-et-Marne


    En août, elle lancera une campagne pour cartographier 160 km² de sous-sol aux alentours. Objectif : identifier toutes les couches géologiques jusqu'à 3.000 m de profondeur. Et notamment la roche-mère située entre 2.000 et 2.500 m, qui contient du pétrole de schiste. À la différence du gaz de schiste, dont on ne sait encore rien, le sous-sol français recèle du pétrole de schiste. "On sait qu'il y en a en Seine-et-Marne, reconnaît le dirigeant de Vermilion. Mais on ne sait pas si on peut le produire de manière rentable." Difficile de le croire. Certes, les patrons de Total et de GDF Suez ont mis en doute la rentabilité d'une éventuelle exploitation de gaz de schiste en France. Les prix du gaz ont chuté avec la production américaine. Mais les cours du pétrole, eux, ne cessent d'augmenter.

    Son extraction devient rentable à partir de 40 $ le baril alors qu'il vaut aujourd'hui 110 dollars! "Ils sont convaincus de l'énorme potentiel de la Seine-et-Marne en pétrole de schiste, assure un ancien du concurrent Hess Oil. Ils sont dans une logique d'attente." En 2010, la petite compagnie avait procédé à deux fracturations hydrauliques sur le site de Jouy-le-Châtel, avant le vote de l'interdiction en 2011. Les deux puits avaient produit du pétrole de schiste, en faible quantité, mais suffisamment pour continuer l'aventure. Aucun carottage ne sera réalisé pour éviter de créer une polémique et d'affoler la population locale. Mais si la position du gouvernement évolue, Vermilion sera en pole position. "Il faudrait entre 700 millions et 1 milliard d'euros, et dix années de recherche. Qui paiera?, lance Jean-Pascal Simard. L'État se tournera logiquement vers les entreprises. Et nous sommes ici depuis vingt-cinq ans."

    © Matthieu Pechberty - Le Journal du Dimanche


     
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