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  • Gaz naturel : les trois grandes révolutions du paysage mondial

    Publié le 10 Juin 2015  


    Lien vers l'article original : ici

    Au Congrès Mondial du Gaz s’ouvre mardi Porte de Versailles à Paris, les grands acteurs du secteur vont
    réaffirmer avec force leur confiance dans le développement de cette énergie fossile. - Mark OVASKA/REDUX-REA


    Le congrès mondial du gaz réunit mardi à Paris les grands du secteur.Le secteur est en plein bouleversement depuis dix ans.


    La planète gaz est en effervescence. Alors que le Congrès Mondial du Gaz s’ouvre mardi Porte de Versailles à Paris, les grands acteurs du secteur vont réaffirmer avec force leur confiance dans le développement de cette énergie fossile, qui connaît depuis une dizaine d’années des bouleversements majeurs.

    En dehors même de la chute des prix des hydrocarbures survenue ces derniers mois, le gaz a aussi été frappé par des changements plus structurels, qui plongent le secteur dans de nouvelles incertitudes. Quatre ans après le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prédisant un « âge d’or du gaz », tour d’horizon des révolutions en cours.

    Le boom du gaz de schiste.


    L’utilisation de la fracturation hydraulique a permis à partir de 2005 un essor spectaculaire (et non prévu) de la production de gaz de schiste, ce gaz emprisonné dans la roche-mère. Cette révolution a permis aux Etats-Unis de devenir en 2010 le premier producteur mondial de gaz naturel. Ils sont passés devant la Russie, avec une production de 690 milliards de m3 en 2013, dont 627 milliards de m3 de gaz de schiste (sur une production mondiale de 3.480 milliards de m3, selon l’AIE). De quoi bouleverser les grands équilibres mondiaux, même si la durée de ce phénomène fait débat, compte tenu du déclin rapide des puits d’hydrocarbures de schiste. Les Etats-Unis vont devenir exportateur de gaz en 2017, alors qu’ils étaient en train de s’équiper de terminaux d’importation. Principal pays à produire des gaz de schiste aujourd’hui, ils pourraient à moyen terme être rejoints par d’autres pays comme l’Argentine, la Chine ou l’Australie, où les réserves sont également réputées considérables. L’AIE prévoit que les gaz non conventionnels représenteront 31 % de la production de gaz en 2040, contre 17 % aujourd’hui.

    Le poids croissant du GNL


    L’arrivée à maturité des technologies de liquéfaction du gaz (GNL), qui permet de le transporter sans avoir besoin de gazoducs, a provoqué une explosion des volumes échangés par ce biais : de 100 millions de tonnes par an en 2000, le marché du GNL a représenté 244 millions de tonnes en 2014 et passera à 370 millions de tonnes en 2020, selon des données compilées par Engie. De nombreuses usines sont en cours de construction, notamment en Australie : le pays concurrencera dans quelques années le Qatar, actuel leader mondial du secteur. Cette tendance lourde, qui contribuera à fluidifier les marchés du gaz, permettra aussi d’assouvir la soif d’énergie de l’Asie. La Chine, troisième consommateur de gaz en 2013 derrière les Etats-Unis et la Russie, absorbera selon l’AIE un tiers de la demande additionnelle d’ici à 2040.

    La concurrence du charbon et des énergies renouvelables.


    Depuis deux ans, la croissance du gaz dans le monde s’est considérablement ralentie. Selon les premières données pour 2014 publiées récemment par Cedigaz, le marché mondial n’a cru que de 1,1 % l’an dernier, comme en 2013, alors qu’il progressait de 2,8 % par an en moyenne depuis 2000. Le gaz a souffert de conditions climatiques clémentes ou du ralentissement économique de certaines régions (Chine, Russie, Europe), mais aussi de la concurrence du charbon meilleur marché, notamment pour la production d’électricité. L’essor des énergies renouvelables a également pu l’affecter, notamment en Europe où sa consommation a reculé de 10 % l’an dernier.

    Les producteurs tentent de modifier la tendance en insistant sur les qualités du gaz, moins polluant que le pétrole ou le charbon et très bon complément aux énergies vertes intermittentes. En France, les promoteurs du gaz ont ainsi réussi à l’inscrire dans la loi sur la transition énergétique, en obtenant qu’y soit inclus l’objectif de 10 % de biométhane (ce gaz 100 % vert obtenu par méthanisation des déchets) dans les réseaux en 2030.


    ©  Anne Feitz pour lesechos.fr

     
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