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  • L'espoir revient doucement chez les producteurs américains

    Publié le 11 Octobre 2016  


    Lien vers l'article original : ici




    La production ne devrait augmenter que de 200.000 à 300.000 barils par jour aux Etats-Unis d'ici à fin 2017.

    Alors que la chute du baril a mis en difficulté nombre de producteurs américains, la remontée des cours leur permettra-t-elle d'inverser réellement la tendance ? Certains l'espèrent. Après l'annonce de l'Opep, le cours de Schlumberger a grimpé de 8,1 %, celui d' Halliburton de 13,3 %, tandis que ceux des compagnies opérant aux Etats-Unis comme EOG Resources (+9,8 %) ou Anadarko (+9,9 %) suivaient la même tendance.

    Il faudra toutefois un certain temps pour que la production américaine retrouve une dynamique semblable à celle qui lui a permis de grimper de 4,9 millions de barils par jour (Mb/j) en 2009, à son pic de 9,6 Mb/j en juin 2015, grâce à la révolution du pétrole de schiste. Depuis mi-2015, la production de brut outre-Atlantique est tombée à 8,5 Mb/j en septembre 2016 et devrait, selon les experts, continuer à reculer, au moins jusqu'à la fin de l'année. « La production de schiste atteindra un point bas en décembre, et ne remontera qu'au début de 2017. La hausse pourrait alors atteindre 300.000 b/j », prévoit Alexandre Andlauer, analyste chez AlphaValue. Fin septembre, Goldman Sachs tablait sur une croissance des extractions de brut américaines d'à peine 200.000 b/j d'ici à fin 2017.

    Décalage


    De même que la baisse avait subi un certain décalage après la chute du baril, la reprise de l'activité ne suivra pas immédiatement la remontée des prix. D'abord, parce que les puits de pétrole de schiste s'épuisent très vite : ils produisent à leur maximum pendant à peine un ou deux ans. Or le nombre de forages dédiés au pétrole, qui avait chuté de 1.600 lors de son pic de septembre 2014, n'a pas dépassé les 500 depuis le début de l'année et a même atteint un point bas en mai, à 316. Il remonte depuis régulièrement (aujourd'hui à 428), mais cela ne suffira pas : les nombreux puits forés il y a un ou deux ans vont voir leur production s'effondrer, sans être remplacés par suffisamment de nouveaux puits.

    En outre, si les gains de productivité et la baisse des prix ont fortement réduit le point mort chez les producteurs en deux ans, la remontée du baril risque de provoquer une certaine inflation. « J'estime que, en moyenne, les puits de pétrole de schiste sont aujourd'hui rentables avec un baril à 42 dollars », avance Alexandre Andlauer. « Mais les prix des sous-traitants, qui avaient parfois chuté de 80 %, ont déjà tendance à remonter et la hausse va se poursuivre. Pour retrouver une vraie dynamique de production, le baril devra rester au-dessus de 50 dollars aux Etats-Unis. »

    Enfin, même si les producteurs retrouvent confiance et se décident à réinvestir, il va leur falloir du temps pour s'équiper, et surtout retrouver des équipes compétentes. « Il faudra au moins six mois », estime Philip Chladek, analyste de Bloomberg Intelligence. Depuis le début de la crise, au moins 200.000 salariés du secteur ont perdu leur travail aux Etats-Unis.


    © AF @afeitz pour lesechos.fr


     
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