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  • Gaz de schiste, nucléaire, OGM : que proposent Fillon et Juppé en faveur de l’environnement ?

    Publié le 05 Décembre 2016  




    © AFP


    Qui de François Fillon ou d’Alain Juppé est le candidat le plus écolo ? Dans notre série « qui propose quoi ? », revenons sur les principaux points « des projets environnement » des deux finalistes de la primaire des Républicains.

    L’échange s’est déroulé lors du dernier débat de la primaire de droite. Nicolas Sarkozy et Nathalie Kosciusko-Morizet débattent de la part du nucléaire dans la production d’énergie française quand François Fillon interpelle les journalistes : « Attendez, attendez, c’est le troisième débat où on va zapper la question fondamentale qui est celle de l’avenir de l’Europe (…) je sens qu’on va la zapper ». « C’est bien aussi de ne pas zapper la question écologique » réplique NKM. Battue au premier tour de la primaire trois jours plus tard, l’ancienne ministre de l’Ecologie annonce qu’elle soutiendra Alain Juppé dans la dernière ligne droite. 

    Les deux candidats plébiscitent l’énergie nucléaire


    Si la question du climat aura été peu évoquée lors des débats, et même si jeudi 17 novembre François Fillon préfère parler de « l’avenir du l’Europe », il se pliera finalement à répondre à la thématique imposée. La loi de transition énergétique qui prévoit la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’énergie d’ici 2025 ne sera pas appliquée pour le député de Paris . « elle sera de 75% » à la fin de son éventuel mandat, prévient-il. La raison invoquée : le réchauffement climatique est provoqué par les gaz à effet de serre et non par le nucléaire. Par conséquent, sa « priorité sera de fermer toutes les centrales qui travaillent (…) avec des énergies fossiles, pour les remplacer par des énergies renouvelables ». Il considère, en outre ,que le nucléaire est « un avantage compé titif pour l’énergie française » développe-t-il.

    Alain Juppé est sur la même ligne. Le nucléaire produit « une électricité non émettrice de CO2 pour 75% à 80 % de notre production totale » déclare-t-il dans les Echos. Alors que l’Autorité de sureté nucléaire juge « préoccupante » la situation des centrales nucléaires française, le maire de Bordeaux annonce en février dernier : « si je suis élu président de la République, l'État ne contraindra (...) pas EDF à fermer la centrale nucléaire de Fessenheim ». Cette position est partagée par François Fillon. La fermeture de l’une des plus anciennes centrales françaises était une promesse du candidat Hollande en 2012, elle devrait être effective en 2018 au moment de la mise en service de l’EPR de Flamanville

    « Donner leur chance » aux énergies renouvelables


    Les deux candidats ont là encore des positions sensiblement similaires. Alain Juppé souhaite leur « donner leur chance », « en triplant notre capacité de production photovoltaïque d’ici 2022 », et « accroître fortement (…) l’effort public de recherche et de développement dans les domaines du stockage de l’énergie ». Même appétence pour François Fillon qui déplore toutefois que leur développement se fasse « à coups de subventions ». Pour cette raison, il souhaite que « l'on passe d'une politique de la demande à une politique de l'offre, ce qui permettra d'amener ces filières à fonctionner dans une dynamique et avec des prix de marché ».

    Fillon supprimera le principe de précaution Alain Juppé ne souhaite pas remettre en cause le principe de précaution mais propose toutefois « afin de ne pas brider l’innovation » d’autoriser des recherches agronomiques, notamment sur les OGM, « dans un cadre précis et contrôlé ». François Fillon entend lui supprimer de la Constitution ce principe « aujourd’hui de prétexte à l’inaction ». « Ce dernier doit disparaître au profit du principe de responsabilité » affirme-t-il. 

    Agriculture : Fillon ne dit pas non aux OGM


    Et Justement en ce qui concerne les OGM, dans une tribune adressée aux agriculteurs et publiée sur le site wikiagri, François Fillon déclare : « osons relancer les recherches qui ont été interrompues au nom du principe de précaution, notamment en génétique ». Souhaitant faire de la France le « leader en Agriculture 3.0 », il dénonce la mort de « notre agriculture à petit feu, avec un excès de charges, de normes, de contrôles ». Raison pour laquelle, il propose « d’abroger par ordonnances toutes les normes ajoutées aux textes européens ». Alain Juppé se penche lui sur le développement de la méthanisation (un processus naturel de dégradation biologique de la matière organique qui permet d’obtenir du biogaz).

    Les deux candidats souhaitent l’expérimentation du gaz de schiste


    En 2012, quelques mois après son départ de Matignon, François Fillon avait jugé « criminel » de s'interdire les recherches sur le gaz de schiste en France.« Oui. La France ne peut pas continuer à avoir peur de tout. On est dans un pays où on a peur de l'étranger, du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste... ». En 2015, Alain Juppé est moins brutal sur la forme mais son point de vue est identique. « En ce qui concerne l'exploitation des gaz de schiste, je pense que la France devrait accepter un pôle d'expérimentation pour voir exactement quels sont les enjeux » (…) « Plutôt que de dire niet à tout, je pense que sous un contrôle effectif et avec des précautions requises, un pôle expérimental pourrait être utile ».

    Qui est climatosceptique ?


    On se souvient des propos récents de Nicolas Sarkozy remettant en cause la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique estimant que « l’Homme n’est pas seul responsable ». L’ancien chef d’Etat qui soutient désormais François Fillon n’avait pas été farouchement contredit à l’époque par son ancien Premier ministre. Le 18 septembre dernier, dans le Grand Rendez-vous Europe 1/Les Echos/iTélé, il répond : « dit comme ça c’est une évidence », avant d’ajouter :« je pense que l’homme a une responsabilité sur l’environnement. Bientôt 9 milliards d’habitants, ça a un impact sur le climat. Il ne faut rien refuser mais faire confiance aux scientifiques. Leur demander de faire des analyses et de proposer des solutions. Oui, l’homme a une action négative sur l’environnement et le climat » concédait-il. Sur cette même question, Alain Juppé avait été plus ferme dans le journal Le Monde. « Je préfère parler aux jeunes Français de la transformation numérique du monde ou des nouveaux modes de développement économique qu’il faut inventer pour lutter contre le réchauffement climatique, dont nous sommes responsables ».

    Notre Dame des Landes : les deux candidats feront évacuer la ZAD


    Très proche du sénateur LR et président du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau, François Fillon a annoncé que « lui Président », il appliquerait la loi (…) et appelle à « évacuer de façon musclée (…) les hors-la-loi qui occupent un territoire de la République ». Alain Juppé évoque lui le « gigantesque foutoir » qui règne au gouvernement et qu’il fera lui aussi « évacuer la zone qui est occupée illégalement et que l'opération ira à son terme ».

    Fillon et Juppé ont été tous les deux ministres de l’Ecologie


    Le maire de Bordeaux a occupé brièvement le poste de ministre de l’Environnement en 2007 avant de démissionner suite à sa défaite aux législatives. Le député de Paris a lui cumulé le poste de Premier ministre et de ministre de l’Ecologie en remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet devenue en février 2012, porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy.


    © Simon Barbarit pour publicsenat.fr


     
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