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  • Le spectre d'un nouveau choc pétrolier

    Publié le 16 Mars 2017  



    Lien vers l'article original: ici

    LP/Jean-Baptiste Quentin


    La faiblesse des cours du brut a poussé les majors de l'or noir à réduire leurs investissements. Les experts craignent une flambée des prix vers 2020.

    Les cours du pétrole font du yo-yo. A New York, le brut, qui avait plongé à 45 $ (42,50 €) le baril fin 2016 avant de remonter à 54 $ (51 €) en février, est repassé jeudi dernier sous la barre symbolique des 50 $ (47,15 €). Une bonne nouvelle pour les automobilistes. Depuis le début de l'année, ils bénéficient de prix à la pompe relativement stables, autour de 1,27 € le litre pour le gazole et 1,41 € pour le SP95.

    Pour combien de temps ? Les 14 pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avaient passé un accord fin novembre pour réduire, au premier semestre 2017, leur production de 1,2 million de barils par jour, à 32,5 millions, pour faire remonter les prix. Dix jours plus tard, 11 autres pays non-membres de l'Opep ont eux aussi décidé de baisser leur production de 560 000 barils par jour. «Il semble que ces mesures n'aient pas suffi, constate Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et Gaz arabe. Car d'autres facteurs sont venus impacter les prix.»

    Contrecoup inquiétant


    A commencer par le spectaculaire retour du pétrole de schiste aux Etats-Unis, premier producteur de pétrole au monde, devant la Russie et l'Arabie saoudite. Pourtant, «ce pétrole non-conventionnel est plus difficile à extraire et doit être vendu plus cher pour qu'il soit rentable», s'étonne Jean-Marie Chevalier, économiste, spécialiste du pétrole. Mais les cours du brut au plus bas n'ont pas découragé les compagnies pétrolières qui ont relancé les forages de schiste en anticipant une remontée des cours. Résultat : cette production de pétrole de schiste évite aux Etats-Unis d'avoir à importer du brut, ce qui contribue à augmenter l'offre mondiale de pétrole et à contenir les prix. Autre facteur : «Le stock commercial des Etats-Unis a encore augmenté de 8,2 millions de barils en une semaine, reprend Francis Perrin. Si l'on ajoute leurs réserves stratégiques, une telle quantité ne peut avoir qu'un impact à la baisse sur les cours de l'or noir.»


    Pour les experts, le niveau insuffisant des cours pourrait être à l'origine d'un contrecoup inquiétant. «La chute des prix depuis 2014 a poussé les compagnies pétrolières à revoir leurs investissements de production à la baisse, observe Alexandre Andlauer, analyste au cabinet AlphaValue. Le secteur étant très cyclique, l'impact de cette baisse des investissements devrait se faire sentir autour de 2020. Et si jamais l'économie, et donc la consommation de pétrole, reprend sa croissance, cela pourrait faire flamber les prix.» D'où le spectre d'un nouveau choc pétrolier. Une hypothèse que n'exclut pas l'Agence internationale de l'énergie. Tous les regards se tournent désormais vers la prochaine réunion de l'Opep, le 5 mai. On devrait alors savoir si les pays membres continueront à réduire leur production pour tenter une nouvelle fois de faire remonter les cours.


    © Leparisien.fr


     
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