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  • La fracturation hydraulique affecterait la santé des nouveau-nés

    Publié le 17 Décembre 20177  


    Lien vers l'article original: ici



    Vivre dans un périmètre de 3 kilomètres autour des sites de forage de gaz de schiste augmenterait le risque d’avoir un enfant de petits poids de naissance.

     
    L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste a bouleversé la production de gaz naturel aux États-Unis. Avec plus de 900.000 puits actifs, les Américains ont quasiment obtenu leur indépendance énergétique. Mais à quel prix? Une étude parue dans Sciences Advances suggère que les femmes enceintes vivant à moins de 3 km des plateformes de forage sont plus susceptibles de donner naissance à des bébés de moins de 2,5kg.

    Ces travaux réalisés dans l’État de Pennsylvanie, le deuxième plus gros producteur de gaz des États-Unis, s’ajoutent aux autres préoccupations qui entourent la fracturation hydraulique. Cette technique d’extraction, qui consiste à injecter dans la roche des millions de litres d’eau enrichie en produits chimiques, est déjà suspectée d’accroître le risque d’asthme, de cancers, de troubles neurologiques et d’hospitalisations pour troubles cardiovasculaires.

    Cette fois, les chercheurs des universités de Princeton et de Californie se sont penchés sur le berceau d’un million d’enfants nés dans cet État entre 2004 et 2013, et en particulier ceux vivant près des exploitations. «Les mères qui habitent près de ces sites ne sont pas représentatives de toutes les mères. Elles sont en général plus pauvres, peu éduquées, fumeuses et blanches. Des facteurs associés à des grossesses difficiles qui peuvent affecter la santé du bébé à naître, décrit au Figaro Janet Currie, auteure principale de l’étude. C’est pourquoi nous avons comparé les femmes vivant autour des exploitations avant et après l’installation des puits, plutôt que de comparer des riveraines des plateformes à des femmes ne vivant pas dans cet environnement.».

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    De fait, les résultats montrent que plus les habitations sont éloignées des forages, moins les effets de la fracturation hydraulique sur la santé des enfants s’observent. Après 3 km, l’impact semble même se dissiper. Les effets sont surtout visibles dans un périmètre de 1 km. Les femmes vivant dans cette zone ont un risque accru de 25% de donner naissance à des enfants pesant moins de 2,5kg. «Selon des données officieuses, environ 29.000 naissances sur les 4 millions recensées chaque année aux États-Unis surviennent à 1 km de puits actifs. Ce sont des enfants dont la santé sera certainement plus fragile», notent les auteurs. Le petit poids de naissance est, en effet, corrélé à un risque accru de maladies respiratoires, de diabète ou de troubles cardiaques à l’âge adulte.

    Pour Janet Curie, cette conséquence pourrait être liée à la pollution de l’air liée à l’intense trafic routier, en particulier celui des camions, autour des sites de forages. Elle évoque également les polluants émis dans l’atmosphère par la production de gaz de schiste comme le benzène, dont les effets nocifs sur la santé sont connus.

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    «Les conditions météorologiques locales, dont la vitesse du vent et sa direction, peuvent influencer la pollution de l’air. Cet élément est rarement considéré», relève Anne-Marie Nicol du Centre canadien de collaboration en santé environnementale qui n’a pas participé à ces travaux. La chercheuse canadienne souligne également que les travaux menés jusqu’à maintenant manquent de relevés fiables des polluants atmosphériques.

    Un avis partagé par Janet Currie qui n’a pas collecté d’échantillons. Ce type de recherche est pourtant indispensable pour déterminer les causes exactes des troubles observés chez les habitants exposés au quotidien. En revanche, elle ne croit pas que la contamination des eaux souterraines soit en cause car les sources d’eau potable sont éloignées des puits de gaz de schiste.


    © Anne-Laure Lebrun pour sante.lefigaro.fr


     
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