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    Causes possibles des fuites de gaz de schiste 




    Le 7 février dernier suite à une saisine de Jean-Paul Huchon, président du conseil général d'Ile de France, une journée d'auditions scientifiques d'économistes et d'industriels pétroliers fut organisée, par le conseil scientifique de la région d'Ile de France. 

    Les associations "ADSENE" et No Fracking-France, ont pu assister à cette journée, elles accompagnaient Marc Durand docteur en géologie appliquée, venu spécialement du Québec, invité pour ces auditions par le conseil régional d'Ile de France. 

    No Fracking-France, s'était en effet déplacé au Québec quelques mois auparavant, le lien s'était alors crée avec Marc Durand, dont l'expertise met en évidence ce qu'il nomme lui-même " LES LACUNES DE L'INDUSTRIE DU GAZ DE SCHISTE". 

    Les expertises de Marc Durand sont une référence en la matière et son relayées sur notre site dans la rubrique SCIENTIFIQUE.

    Qu'est-ce qu'une roche mère ?

    La ROCHE MERE est la couche géologique où se forment pétrole et gaz. Elle est issue de sédiments, riches en matière organique, déposés sur les fonds océaniques ou dans des lacs et qui sont enfoncés dans le sol au fur et à mesure que d'autres sédiments les recouvraient.
    Au fil de cet enfouissement, les sédiments se solidifient, et la matière organique se décompose en hydrocarbure. Ces derniers sont progressivement expulsés de la ROCHE MERE, et migrent, pour l'essentiel jusqu'en surface. Certains hydrocarbures sont arrêtés dans leur montée par un obstacle de ROCHE infranchissable, ils s'accumulent sous le "TOIT" et forment au fil du temps un réservoir pétrolier, cible conventionnelle de l'exploitation pétrolière et gazière.


    Dans le cas des gaz de schistes, tout ou partie du gaz issu de la décomposition de la matière organique est resté sur place. Les ROCHES MERES candidates à l'exploitation de leur gaz sont celles dont la maturité est suffisante pour le générer, mais qui ne l'ont pas encore entièrement expulsé.

    Illustration comparant l'exploitation des gaz de schiste à d'autres types de gisement de gaz naturel

    Le gaz de schiste est présent dans le schiste argileux sédimentaire, également appelé SHAPE au Canada.

    Source : nofrackingfrance
     

    Procédure de forage

         - Travaux de géophysique de terrain

    Ils permettent d’acquérir des données SISMIQUES et, ainsi de préciser les prospects à forer. C'est à ce stade que la Ste Toreador envisage de recourir à la technique "SISMIQUE REFLEXION", technique qui consiste à créer à la surface du sol des vibrations qui se propagent dans le sous-sol, et à recueillir l’écho de ces vibrations en surface grâce à des capteurs.
    Ces vibrations sont le plus souvent émises par des "CAMIONS VIBRATEURS" - Voir l'article :Camion sismique - une plaque vibrante, sur laquelle s'appuie le camion, est actionnée hydrauliquement

    Source : Collectif Carmen - Théo France

    Technique d'exploitation de gaz et pétrole de roche mère


    Schéma du principe d'exploitation du gaz de schiste

    A gauche, la période de forage et de la fracturation hydraulique, on injecte de l'eau sous très haute pression (plusieurs centaines de bars) dans un puits. Ce forage est continué à l'horizontale une fois atteinte la couche de SCHISTE. Une fois le forage fini, ou en procédant par palier, on injecte de l'eau sous pression qui fracturera la ROCHE, eau mêlée de sable et d'additifs. Ce sable mêlé à l'eau sous pression envahira les néo-fractures et empêchera leur fermeture une fois qu'on arrêtera la surpression de l'eau.

    A droite, le fonctionnement "normal" du puits en période d'exploitation, le gaz migre le long des néo-fractures, atteint le tube de forage, arrive en surface et est stocké dans des réservoirs ou évacué par gazoduc.

    Le tubage de la partie verticale est renforcé pour éviter les fuites (d'eau et de gaz) vers les  terrains et aquifères de surface. Les volumes d'eau soutirés (flowback waters) représentent 20 à 30 % des volumes injectés.


    Le reste demeure dans le puits et les fractures. Après un primer soutirage, la pression diminue et le gaz sort de lui-même en remontant à travers l'eau qui est restée en profondeur, d'où une installation d'emprise réduite en surface après forage.

    D'après : Terra-economica 
    Source : nofrackingfrance

    Traitement des boues de forage

    Pour certaines associations environnementales, on ne peut se fier sur la façon dont l'Etat de New-York gère actuellement les eaux issues des forages conventionnels. L'Etat de New-York n'est pas prêt à gérer les quantités phénoménales d’eaux usées générées par des milliers de puits fracturés. L'association Environmental Advocates, donc les bureaux sont à Albany, déclare dans son dernier rapport du 4 Mai 2012 que l'état ne contrôle pas réellement le cheminement des eaux polluées générées par plus de 6.800 puits conventionnels jusqu'à leur traitement final. Interrogées sur la gestion de leurs eaux de fracturation, les compagnies donnent souvent des réponses vagues, affirmant qu'elles sont "transportées vers un site d'enfouissement approuvé". "Suivre pas à pas le cheminement des eaux depuis le puits jusqu'à terme est pratiquement impossible" affirme l'association Environmental Advocates.

    Les autorités de l'état répondent que leurs propres projets de règlement sur les forages prévoient un STRICT contrôle de suivi des eaux de fracturation. Stuard Gruskin, ancien commissaire de DEC qui a contribué aux prémices des règlements , et est désormais consultant, assure que la gestion des déchets de fracturation pourrait être sûre à CONDITION de trouver le site de traitement adéquat. "Un problème majeur dans l'état de New-York" selon Stuard Gruskin.

     Photo : J.Henry Fair

    Source : nofrackingfrance

    Causes possibles des fuites de gaz dans les puits

          - Les fuites de méthane


    L'émission "Découverte" de Radio-canada du 18 septembre 2011 en a fait son sujet d'un court métrage. Cependant cette question est beaucoup plus complexe que la présentation sommaire du reportage. "Découverte" explique la présence des fuite dans 19 des 31 forages par le phénomène de la contraction du volume du coulis quand il fait prise et se durcit. C'est une des HUIT causes possibles pour expliquer les fuites, mais ce n'est pas la cause unique.
    Comment se fait-il qu'un bouchon de 1000 et même 2000 mètres d'épais entre deux tubes d'acier ne puisse pas être étanche ?
    Un anneau de 10 cm d'épais de calfeutrant au silicone pourrait bloquer à 100 % les fuites dans un tel espace. C'est évidement que le coulis, qui utilise les mêmes ingrédients que le mortier des maçons pour monter un mur de briques, est lui un mélange où on a ajouté BEAUCOUP plus d'eau. Le résultat donne un solide de bien piètre qualité. Il y a cependant sept autres causes possibles pouvant expliquer les fuites, ce qui est illustré sur la figure suivante :



    Sur un puits, une ou plusieurs de ces causes peuvent expliquer les fuites constatées tant que les données sur ces puits demeureront secrètes, on ne pourra préciser les causes exactes des fuites cas par cas. Mais il y a un fait indéniable : Elles sont bien là, présentes dans les deux tiers des puits. Même des travaux correctifs, n'arrivent pas à en venir à bout, nous apprenait "Découverte" (Au puits de Leclerville notamment). Le méthanes qui arrive en surface hors du tube, à donc traversé plusieurs couches géologiques, ainsi que les couches aquifères. La nappe phréatique est donc déjà contaminée par le méthane de la présentation. Dans les nappes, l'eau circule lentement à l'horizontal. C'est une question de temps avant que ce lent mouvement l'amène aux puits artésiens du voisinage. L'eau souterraine est déjà contaminée.


         - La pression dans les puits au moment de l'abandon


    Les "experts" des compagnies gazière disent qu'en fin d'exploitation "On cimente le puits quand il n'y a plus de pression, il n'y a plus de gaz qui va sortir" dixit le géologue principal chez Talisman Energy; la géologue dans le reportage "Découverte" du 18 septembre 2011 a tenu des propos à peu près identiques. Ceci pouvant être le cas avec les puits d'hydrocarbures du passé, c'est FAUX dans le cas des gaz de schiste. Il s'agit là de la plus grande fraude intellectuelle dans tout ce dossier. La pression diminue sans cesse en période d'extraction à l'abandon, elle n'est pas nulle, mais le débit n'est plus intéressant commercialement. C'est à ce moment là qu'on bouchera le puits et c'est après que les inspecteurs du gouvernement passent pour vérifier qu'il n'y a pas de fuites. Ils donnent le permis d'abandon en autant que les règles (inadéquates pour les puits de gaz de schiste) sont respectées et qu'en surface le terrain soit restauré. Mais tout est apparence trompeuses; les puits a peu ou pas de fuites lors de cette ultime inspection car la préssion est à sont plus bas  tout juste à ce moment là. Elle remonte ensuite régulièrement.

    Source : nofrackingfrance


     
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