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  • L'Australie va-t-elle sacrifier sa Grande Barrière de Corail au gaz de schiste?

    Publié le 30 avril 2013  




    © photo news

    L'extraction de gaz de schiste près de la Grande Barrière de Corail est au coeur du débat en Australie alors que les tensions montent sur l'impact environnemental de l'industrie pétrolière et gazière en plein essor sur le nord de la côte est. En février, le gouvernement conservateur de l'Etat du Queensland a levé un moratoire permettant aux entreprises d'évaluer si le boum que connaissent les Etats-Unis grâce au gaz de schiste pourrait être reproduit en Australie.

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    Une usine de transformation a déjà vu le jour près de Gladstone avant de décider si le développement dans de vastes zones (qui contiendraient des milliards de barils de gaz de schiste) est envisageable. Pour le premier ministre de l'Etat du Queensland, Campbell Newman, cette nouvelle industrie serait "une victoire" créant des emplois et des revenus. Les Verts australiens ont directement condamné cette décision. 



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    Et le gouvernement fédéral ne semble pas prêt à laisser le Queensland saccager la célèbre barrière de corail. Tony Burke, ministre fédéral de l'Environnement, soutient que les pouvoirs fédéraux ont la possibilité de mettre à frein à ce type d'initiatives si elles mettent en danger un environnement faisant partie du patrimoine mondial. "L'extraction des minéraux ou de pétrole en dessous de la Grande Barrière de Corail est interdite, c'est aussi simple que ça" a-t-il ajouté. 




                                                                                                                                                                                  

    Les groupes environnementaux militent donc pour influencer la décision des gouvernements australiens. Le Rainbow Warrior de Greenpeace navigue à travers la région, l'Australian Marine Conservation Society va lancer une nouvelle campagne ce week-end et le groupe de défense GetUp! a déjà rassemblé plus de 120.000 signatures pour une pétition demandant à Burke de protéger le récif.


    © thinkstock

    Sans oublier l'Unesco, qui envisage de placer les 2.600 kilomètres de récif sur sa liste des patrimoines en danger en raison de l'impact de l'extraction du charbon et du gaz naturel liquéfié, du développement des ports et de la multiplication du dragage. L'an dernier, le comité avait déjà les gouvernements australiens leur interdisant "tout nouveau développement portuaire ou d'infrastructure connexe en dehors des grandes zones portuaires existantes" et d'assurer "un refus de développement en cas d'impact sur ce patrimoine exceptionnel". 




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    © 7sur7 - Caroline Albert


     
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