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    La Suisse a posé des panneaux solaires entre les rails : un an après, la France veut l'imiter

    Publié le 18 Juillet 2026  


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    Depuis 2025, la Suisse produit de l'électricité avec des panneaux solaires posés entre les rails. Un an et 11 000 trains plus tard, la SNCF s'y intéresse.


    C'est une première mondiale née dans un village du canton de Neuchâtel. Depuis avril 2025, la start-up suisse Sun-Ways exploite une centrale solaire posée directement entre les rails d'une ligne de train en service. Un an plus tard, les résultats sont jugés concluants et plusieurs pays, dont la France, veulent s'en inspirer.

    Une centrale solaire posée entre les rails


    Le pilote a été inauguré le 24 avril 2025 près de Buttes, dans le canton de Neuchâtel. Sur 100 mètres de voie, 48 panneaux de 380 watts, soit une puissance totale de 18 kW, ont été installés entre les traverses. Leur particularité tient à un système amovible : une machine déroule et retire les modules comme un tapis, pour ne pas gêner l'entretien de la voie.

    Les panneaux se nettoient seuls grâce au souffle des trains et n'éblouissent pas les conducteurs, assure l'entreprise. Son fondateur, Joseph Scuderi, estime que les objectifs de sécurité ferroviaire et de production électrique ont été atteints. Le test doit se poursuivre pendant trois ans.

    Source : Sun-Ways, pilote de Buttes (canton de Neuchâtel), 2026

    Un an de résultats : 11 000 trains et 16 000 kWh


    Depuis mai 2025, malgré un mois d'arrêt lié à la neige et à des travaux techniques, l'installation a produit plus de 16 000 kWh selon la radio-télévision suisse, l'équivalent de la consommation annuelle de trois à quatre foyers. Surtout, plus de 11 000 trains sont passés sans le moindre incident.

    Sun-Ways met en avant le potentiel à grande échelle : appliqué à tout le réseau ferré suisse, le procédé pourrait générer près d'un milliard de kWh par an, soit environ 2 % de la consommation électrique du pays. L'intérêt est de valoriser des surfaces déjà artificialisées, sans mobiliser de nouveaux terrains.

    La France et l'Italie veulent tester


    C'est là que l'histoire prend une dimension française. La SNCF, qui gère quelque 28 000 kilomètres de voies, a signé un accord de coopération avec Sun-Ways pour accéder aux données de production et aux retours d'expérience du pilote. En Italie, le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana est en discussion pour lancer son propre essai, et l'Allemagne, le Japon comme la Corée du Sud suivent la piste.

    Pour un pays comme la France, l'enjeu est double : produire de l'électricité solaire sans consommer de foncier agricole, et rapprocher la production des lignes ferroviaires, grandes consommatrices d'énergie.

    Une idée séduisante, mais à confirmer


    L'enthousiasme mérite quelques réserves. Posés à plat, les panneaux captent moins bien le soleil que des modules inclinés, et le coût d'installation entre des rails reste élevé. Les précédents invitent à la prudence : la route solaire expérimentale de Normandie, inaugurée en 2016, a été démontée faute de rendement suffisant.

    Sun-Ways répond que sa technologie évite ces écueils, puisque les panneaux ne sont pas écrasés par des pneus, restent amovibles pour l'entretien et exploitent une infrastructure existante. Les trois ans de test diront si le modèle tient ses promesses au-delà d'un tronçon de 100 mètres. L'idée illustre en tout cas la recherche de nouveaux espaces pour l'installation de panneaux solaires, à l'heure où l'autoconsommation et les grandes centrales se disputent déjà les toitures et les champs.


    © Matias PEREA pour www.selectra.info


     
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    Le solaire, porte-étendard de la « croissance propre » face aux énergies fossiles

    Publié le 20 Mai 2026  


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    En 2025, les nouvelles capacités renouvelables ont permis de couvrir intégralement la hausse de la consommation mondiale d'électricité, indique le think tank Ember dans son rapport annuel consacré au mix électrique mondial

    Centrale solaire de Luning dans le Nevada aux Etats-Unis. (©Invenergy)

    Le solaire a dépassé l'éolien en 2025


    En 2025, l’énergie solaire a « consolidé son rôle de principal moteur de changement dans le secteur énergétique mondial, sa croissance record couvrant les trois quarts de l’augmentation nette de la demande d’électricité », souligne Ember.

    Concrètement, la production d'électricité d'origine solaire a atteint 2 778 TWh en 2025, soit une hausse record de près de 30 % par rapport à 2024 (+ 636 TWh). Cette hausse de production solaire « suffirait à remplacer l'électricité produite à partir de gaz naturel équivalente à toutes les exportations de GNL transitant par le détroit d'Ormuz l'année dernière, estimées à 550 TWh », indique Ember.

    Après avoir plus que doublé entre 2022 et 2025, la production solaire (8,7 % du mix électrique mondial en 2025) a pour la première fois dépassé dans le mix électrique mondial l'éolien (8,5 %), se rapprochant du nucléaire (8,9 %). Ember prévoit que le solaire comme l'éolien dépassent le nucléaire dans le mix électrique en 2026.

    Une baisse de la production d'origine fossile


    Plus de la moitié des hausses de capacités et de production de la filière solaire au niveau mondial ont été réalisées dans un seul pays en 2025 : la Chine, où la part cumulée du solaire et de l'éolien s'est élevée à 22 % du mix électrique national en 2025, soit davantage que la moyenne des pays de l'OCDE (20 %).

    Avec l'Inde, l'Empire du Milieu fait figure de symbole : les deux pays ayant jusqu'ici très fortement contribué à la hausse de la production d'électricité à partir des énergies fossiles ont vu cette production baisser sur leurs territoires en 2025. En Chine, cette production fossile a baissé de 0,9 % l'an dernier (- 56 TWh).

    Au niveau mondial, Ember souligne que les filières renouvelables ont compté pour plus d'un tiers de la production d'électricité « pour la première fois dans le système électrique moderne » (10 730 TWh, soit 33,8 % du mix électrique mondial), dépassant ainsi, toutes filières confondues, le charbon, toujours de loin la première source d'électricité au monde en 2025 (10 476 TWh, 33 %).

    Précisons que le mix électrique mondial reposait toujours en 2025 à 57,4 % sur les énergies fossiles (avec le gaz comme deuxième source du mix, à 21,8 %). Pour rappel, la France jouit d'une situation particulière, avec un mix électrique décarboné à plus de 95 %.


    © connaissancedesenergies.org


     
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    L'Europe réduit de 25 % le prix de l'électricité grâce à l'éolien et au solaire

    Publié le 08 Mai 2026  


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    Les données montrent aussi que l'effet sur les prix se renforce à mesure que de nouvelles énergies renouvelables arrivent sur le réseau.

    Tous droits réservés Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved

    Alors que l’Europe est confrontée à une crise énergétique sur fond de marchés des énergies fossiles volatils, les investissements dans les renouvelables se sont révélés essentiels pour protéger consommateurs et entreprises des hausses de prix les plus fortes.

    Depuis 2019, l’Espagne a doublé sa capacité éolienne et solaire, ajoutant plus de 40 GW - davantage que tout autre pays de l’UE à l’exception de l’Allemagne, dont le marché de l’électricité est deux fois plus important que celui de l’Espagne.

    Résultat : le prix de l’électricité en Espagne est bien moins tributaire du coût, en perpétuelle variation, du gaz, qui a augmenté de 55 % le lendemain du début de la guerre en Iran et qui continue depuis de fluctuer.

    Au Royaume-Uni, l’énergie éolienne a permis d’établir un nouveau record pour les renouvelables. Le 26 mars, la production éolienne britannique a atteint un nouveau sommet de 23 880 mégawatts, de quoi alimenter 23 millions de foyers.

    Une analyse de SolarPower Europe a montré que l’exploitation de l’énergie solaire a permis à l’Europe d’économiser plus de 100 millions d’euros par jour depuis le 1er mars, soit des économies totales de plus de 3 milliards d’euros.

    Si les prix du gaz restent élevés, les experts estiment que les économies totales en 2026 pourraient atteindre 67,5 milliards d’euros.

    Un nouveau rapport révèle désormais que, grâce aux renouvelables, le coût de l’électricité a été en moyenne réduit de près de 25 % dans certains pays européens entre 2023 et 2025.

    Le vent et le solaire réduisent l’exposition de l’Europe aux chocs liés aux énergies fossiles


    « Un nombre croissant d’études montrent le rôle que joue l’énergie renouvelable pour évincer du mix électrique la production fossile à coût élevé et, de cette manière, exercer une pression à la baisse sur les prix de gros de l’électricité », écrit Positive Money, un groupe de plaidoyer qui milite pour une réforme monétaire, dans son rapport.

    L’organisation a constaté que l’essor de la production renouvelable a réduit les prix de l’électricité en moyenne de 24,2 % sur la période 2023-2025 dans les 19 pays analysés.

    Les données montrent également que l’impact sur les prix se renforce à mesure que de nouvelles capacités renouvelables sont raccordées au réseau.

    Cependant, dans de nombreux systèmes électriques européens, la dissociation entre prix de l’électricité et prix du gaz n’en est qu’à ses débuts.

    « Nos résultats soulignent donc l’importance du déploiement de l’éolien et du solaire qui, associés aux ressources de flexibilité, peuvent en grande partie réduire l’exposition des marchés européens de l’électricité aux chocs sur les énergies fossiles », écrit le groupe.

    « Ce processus rend par la même occasion l’électrification de l’économie plus attractive, ce qui réduit encore la vulnérabilité de l’Europe aux énergies fossiles. »

    « Une occasion de réduire la vulnérabilité de l’Europe »


    Positive Money estime que leurs conclusions appellent deux grandes orientations politiques.

    Dans les pays où les capacités éoliennes et solaires sont limitées, accélérer leur déploiement constitue un levier facile à actionner pour réduire les prix de gros de l’électricité.

    Dans les pays où l’éolien et le solaire sont déjà très développés, le renforcement des ressources de flexibilité permettra d’accentuer la déconnexion des prix de gros par rapport aux facteurs de coût traditionnels. Cela peut passer par des investissements dans des batteries pour stocker les surplus de production, par l’encouragement du solaire résidentiel et par la mise en place de politiques visant à équilibrer l’offre et la demande, comme les tarifs variables.

    « Le fait que les prix de l’électricité restent exposés aux chocs sur les énergies fossiles complique l’électrification de l’économie, qui constitue un pilier essentiel de la transition énergétique », souligne le groupe.

    « En revanche, l’accélération de ces transformations systémiques conduit à découpler les prix de l’électricité des chocs fossiles, ce qui favorise à son tour une électrification accrue.»

    Les événements en cours soulignent l’urgence d’accélérer ces dynamiques.

    « La répétition des chocs sur les énergies fossiles compromet notamment la sécurité énergétique, la stabilité des prix et la compétitivité de l’Europe », avertit Positive Money. « Faute de progrès suffisamment rapides, l’Europe restera exposée aux multiples risques liés à sa dépendance aux combustibles fossiles. »


    © 20minutes.fr


     
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    L’Europe doit impérativement réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou va « le payer très cher », prévient la BCE

    Publié le 11 Avril 2026  


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    Transition énergétique•Pour l’un des responsables de la Banque centrale européenne, il est essentiel pour l’Europe d’investir dans une énergie propre et produite localement afin de diminuer la dépendance aux combustibles fossiles importés

    L’investissement nécessaire est considérable. Mais « se concentrer uniquement sur ces coûts est profondément
    trompeur », estime l'un des responsables de la BCE - R. Doucelin / SOPA/SIPA

    Faire la transition maintenant ou payer cher plus tard ». Pour Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et vice-président de son Conseil de surveillance, il est plus que temps de réduire la dépendance à l’importation d’énergies fossiles. Dans une note de blog publiée mardi, il appelle à investir dans une énergie propre et produite localement.

    « La dépendance énergétique de l’Europe complique de plus en plus la tâche consistant à maintenir la stabilité des prix », déplore-t-il. Le Vieux continent doit « diminuer la dépendance aux combustibles fossiles importés » et « accélérer une transition ordonnée vers des énergies propres produites localement ».

    Selon lui, « atteindre les objectifs du continent en matière d'énergie propre affaiblirait le lien entre la volatilité des marchés mondiaux et les prix intérieurs ». L’inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 % sur un an en mars, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Et face à cette flambée, l’institut de Francfort a revu en mars à la hausse sa prévision d’inflation pour 2026, à 2,6 % contre 1,9 % précédemment.

    Investissement considérable mais vision à long terme


    L’investissement nécessaire est considérable. La Commission européenne l’estime à 660 milliards d’euros par an d’ici à 2030. Mais « se concentrer uniquement sur ces coûts est profondément trompeur ». « Investir dans une énergie propre et durable remplace les dépenses substantielles consacrées aux combustibles fossiles », souligne-t-il.

    Pour le banquier, « la question n’est plus de savoir si l’Europe peut se permettre cette transition » mais « si elle peut se permettre de ne pas la faire ».


    © 20minutes.fr avec l'AFP


     
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    Face à la crise énergétique, accélérer la transition écologique

    Publié le 07 Avril 2026  


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    Rompre la dépendance aux énergies fossiles, au-delà de l’intérêt climatique, est un enjeu crucial de souveraineté et le seul moyen de de se protéger contre les chocs géopolitiques, comme celui causé par la guerre au Moyen-Orient.

    Les panneaux photovoltaïques d’une verrière solaire installée à proximité de maisons en construction
    dans un lotissement à Hede-Bazouges (Ille-et-Vilaine), le 29 octobre 2022. DAMIEN MEYER/AFP

    Alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran entre dans sa troisième semaine, le scénario d’une crise courte, circonscrite et sans conséquences majeures sur le marché mondial de l’énergie a fait long feu. La réplique de Téhéran aux frappes israéliennes, qui a visé, jeudi 19 mars, le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde, situé au Qatar, marque une nouvelle étape dans l’escalade en cours.

    Au-delà du blocage du détroit d’Ormuz, qualifié par Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, de « plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l’histoire », les destructions d’installations de production et de capacités de transport stratégiques se multiplient. Les réparations prendront du temps, parfois des années. Les prix du pétrole et du gaz risquent de rester durablement élevés, bien au-delà de ce que les premières analyses laissaient espérer.

    Ce choc n’est toutefois pas la répétition de celui provoqué par l’invasion de l’Ukraine et le sevrage forcé du gaz russe. Il n’y a pas, à ce stade, de risque immédiat de pénurie. Et, contrairement à 2022, la France dispose d’un parc de production électrique largement décarboné, nucléaire et renouvelable, qui fonctionne.

    Choix de long terme


    Mais l’absence de rupture d’approvisionnement ne doit pas masquer l’essentiel. La vulnérabilité structurelle de nos économies aux crises importées persiste, et elle s’exprime désormais par la volatilité des prix, l’incertitude stratégique et la fragilisation des chaînes industrielles.

    C’est précisément ce qui rend cette crise différente – et politiquement décisive. Elle doit être saisie comme une occasion d’accélérer la transition écologique, non comme un prétexte pour la différer. Le développement de l’efficacité énergétique, de productions locales bas carbone et d’une sobriété assumée constituent les moyens les plus efficaces de se protéger contre de nouveaux chocs géopolitiques inévitables.

    La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie, présentée en février, a dressé la feuille de route énergétique du pays en attendant l’annonce d’un grand plan d’électrification des usages dans le courant du printemps. La crise au Moyen-Orient ne fait que renforcer l’urgence de son déploiement. Pétrole et gaz représentent des dizaines de milliards d’euros d’importations. Rompre cette dépendance, au-delà de l’intérêt climatique, est un enjeu crucial de souveraineté.

    L’erreur serait de répondre à cette situation par des subventions généralisées aux énergies fossiles, comme en 2022. A l’époque, l’urgence avait justifié des boucliers tarifaires massifs. Aujourd’hui, la France n’en a plus les moyens budgétaires, et l’Europe ne peut se permettre de subventionner indéfiniment sa dépendance.

    Chaque euro public doit être orienté vers ce qui réduit structurellement la consommation d’énergies fossiles : rénovation thermique des bâtiments, électrification des usages, soutien aux filières industrielles bas carbone. Des aides ciblées pour certaines professions exposées sont sans doute nécessaires, mais elles doivent rester temporaires et conditionnées.

    Alors que l’élection présidentielle se profile, la tentation des solutions de court terme et la démagogie risquent de prospérer. La crise actuelle nous rappelle pourtant une évidence : souveraineté énergétique, stabilité économique, transition écologique ne se décrètent pas dans l’urgence. Elles se construisent ensemble, par des choix de long terme, cohérents et assumés. Il est temps de s’y atteler.


    © lemonde.fr


     
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    Changement historique en Europe : le solaire et l’éolien ont relégué les énergies fossiles au second plan

    Publié le 02 Février 2026  


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    En 2025, l’éolien et le solaire dépasseront pour la première fois les énergies fossiles en Europe.

    Changement historique en Europe : le solaire et l’éolien ont relégué les énergies fossiles au second plan | L'EnerGeek

    Une vraie révolution énergétique est en train de se dessiner dans l’Union européenne (UE) : les énergies renouvelables prennent une place de plus en plus importante dans le mix électrique. D’après l’édition de janvier de l’European Electricity Review, en 2025 la production combinée des éoliennes et du solaire dépassera pour la première fois celle des énergies fossiles. C’est une nouvelle étape qui met en avant une bascule vers les énergies bas carbone dans les 27 États membres de l’UE.

    Un cap symbolique dans la transition énergétique


    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’éolien et le solaire représenteront 30,1 % de la production électrique de l’Union, contre 29 % pour les énergies fossiles. C’est un tournant symbolique, une première marquante sur la route de la transition énergétique.

    L’analyste Antoine Issac, du think tank Ember, rappelle que « la dynamique du solaire s’explique principalement par le fait qu’en dix ans, ses coûts ont vraiment diminué ». Concrètement, la production solaire photovoltaïque en 2025 devrait atteindre 369 térawattheures (TWh), soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente.

    La baisse des coûts, combinée à l’augmentation des capacités, grandes centrales solaires et petits panneaux sur les toits, a beaucoup joué. On note aussi le rôle stratégique de l’industrie chinoise, qui dispose d’un quasi-monopole dans la fabrication des panneaux solaires et a facilité cet essor.

    Ce que ça change pour l’économie et l’environnement


    Au-delà des conséquences climatiques, la montée du renouvelable répond à des enjeux économiques. L’UE veut réaliser des économies sur les dépenses énergétiques d’ici 2025. Une forte dépendance aux combustibles fossiles importés et chers a pesé longtemps sur les budgets européens. En misant davantage sur le solaire et l’éolien locaux, l’Union espère réduire cette dépendance et soutenir des économies plus durables.

    Le rapport de l’European Electricity Review n’occulte pas les questions environnementales. Il met en garde contre les énergies fossiles, qualifiées de « nocives pour le climat », et souligne que le charbon est en « voie de disparition ». Le gaz, lui, reste une source de préoccupation majeure en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de coût : c’est le combustible fossile le plus problématique aujourd’hui.


    © Claire MOREAU pour www.lenergeek.com


     
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    L’objectif mondial des renouvelables s’éloigne

    Publié le 30 Décembre 2025  



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    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) tire la sonnette d'alarme dans son rapport publié le 7 octobre 2025. L'objectif de tripler les capacités mondiales d'énergies renouvelables d'ici à 2030, fixé lors de la COP28 à Dubaï, est désormais hors de portée.


    Les prévisions ont été revues à la baisse, passant de 8 000 GW espérés à seulement 4 600 GW, soit une multiplication par 2,6 au lieu de 3 par rapport à 2022.

    Ce ralentissement s'explique principalement par les décisions politiques des États-Unis et de la Chine. Outre-Atlantique, la suppression des crédits d'impôt pour les technologies propres et les restrictions sur les importations d'équipements ont fait chuter de 50 % les prévisions de croissance du marché.

    Malgré ce constat, certaines régions tirent leur épingle du jeu. L'Inde s'impose comme le deuxième moteur de croissance avec une capacité multipliée par 2,5 en cinq ans. En Europe, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Pologne affichent des performances supérieures aux attentes.

    L’AIE rappelle qu’en 2023, sans les énergies renouvelables, l’Union européenne aurait dû importer près de la moitié de son électricité. Grâce aux énergies vertes, cette dépendance a été réduite à 24 %.


    © Jade SEBASTIEN pour hellowatt.fr


     
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    Le solaire et l'éolien ne parviennent pas à évincer les énergies fossiles malgré leur ascension fulgurante

    Publié le 26 Novembre 2025  


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    Dix ans après l'accord de Paris sur le climat, le bilan est en demi-teinte pour les énergies renouvelables. Malgré leur rapide expansion pour la production d'électricité, elles restent très minoritaires face au gaz, charbon et pétrole.

    La Chine construit des fermes solaires et éoliennes massives, tout en restant très dépendante du charbon.
    (Photo Tao Liang/Xinhua/REA)

    Depuis l'accord de Paris sur le climat en 2015, elles sont devenues incontournables dans le paysage énergétique. Des barrages hydroélectriques centenaires aux récentes éoliennes en mer, la palette des énergies renouvelables se décline dans tous les pays.

    En particulier le photovoltaïque, qu'il s'agisse de petites unités installées sur les toits des maisons pour l'autoconsommation individuelle ou de méga champs solaires au Brésil, en Chine et en Inde, trois pays où leur poids dans le mix électrique est largement supérieur à la moyenne.

    L'objectif ne sera pas atteint


    A l'heure du bilan à la COP30 qui se termine cette semaine à Belém, au Brésil, la résistance des énergies fossiles est pourtant bien réelle. Le charbon, le pétrole et le gaz, très émetteurs de gaz à effet de serre, représentaient encore 80 % du mix énergétique mondial en 2023, exactement la même proportion que vingt ans auparavant, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Leur poids absolu a même augmenté, car la demande d'énergie a crû de 15 % sur la même période.

    Quant à la dynamique des énergies dites « vertes », censées décarboner les économies et limiter le réchauffement climatique, elle est inférieure aux ambitions initiales. A tel point que l'objectif fixé à la COP de Dubaï ne sera pas atteint, a prévenu cet automne l'AIE.

    Les Etats s'étaient engagés il y a deux ans à tripler les capacités mondiales d'énergies renouvelables entre 2022 et 2030. Mais les dernières anticipations de l'AIE, une institution née au sein de l'OCDE après le premier choc pétrolier, reflètent désormais le coup de frein en cours en Chine et aux Etats-Unis, les deux premiers marchés des renouvelables.

    Le besoin mondial en énergie a grimpé de 20 % depuis 2010



    Pour autant, la croisade anti-éoliennes de Donald Trump et les nouvelles règles qui rendent les centrales renouvelables chinoises moins rentables, n'arrêtent pas le train en marche. Sur le marché de l'électricité, qui pèse désormais 21 % de la demande mondiale d'énergie, les renouvelables devraient devenir cette année la première source de production d'électrons, devant le charbon, anticipe l'ONU.

    +31 % d'électricité photovoltaïque


    L'éolien et surtout le solaire, plus rapides à installer que de nouveaux barrages par exemple, tirent cette croissance, désormais « plus rapide que la demande elle-même », souligne le centre de réflexion britannique Ember, dans une récente étude.

    Au cours des trois premiers trimestres de 2025, la production d'électricité photovoltaïque a bondi de 31 %, calcule Ember. Du côté de l'éolien, la hausse atteint 7,6 %. En neuf mois, ces deux sources d'énergie ont généré 635 térawattheures (TWh) de plus que l'an dernier, dépassant la hausse de la demande mondiale additionnelle d'électricité, qui a crû de seulement 2,7 %, soit 603 TWh.

    Les capacité de production mondiale d'énergie renouvelables explosent



    Faut-il en déduire qu'il y a trop de capacités renouvelables, comme le fait Donald Trump ou une partie de la droite française, qui les accuse de cannibaliser les centrales nucléaires d'EDF ? La conclusion peut sembler hâtive, car le solaire et l'éolien couvraient à fin septembre seulement 17,6 % de la consommation mondiale d'électrons.

    Les centrales fonctionnant au gaz, au charbon ou au fioul restent la première source d'électricité de la planète. Elles couvrent encore 57,1 % de la demande globale, tirée par les besoins croissants des data centers ou encore la climatisation. Les Etats-Unis et l'Europe ont même eu davantage recours aux centrales thermiques cette année, indique Ember.

    La Chine en arbitre


    A la fin du mois de septembre, l'électricité d'origine fossile avait tout de même reculé de 0,1 % à l'échelle globale. Ce tassement résulte des efforts de la Chine et de l'Inde, qui ont massivement développé leurs infrastructures renouvelables, tout en restant très dépendantes des énergies carbonées. De quel côté va pencher la balance ?

    « La Chine, principale source de croissance des énergies fossiles, a pris un tournant, signalant que le recours aux combustibles fossiles pour répondre à la demande croissante en électricité n'est plus nécessaire », estime Nicolas Fulghum, analyste chez Ember. Le pays a pourtant ouvert de nouvelles centrales à charbon cette année.

    Cela n'empêche pas le think tank de prévoir une stagnation mondiale de la production d'électricité d'origine fossile en 2025. Le phénomène n'avait pas été observé depuis la quasi-stagnation de 2015 et la crise sanitaire de 2020.

    Tous usages confondus, l'AIE est toutefois moins optimiste sur la capacité du monde à tourner rapidement la page des énergies fossiles. Selon ses derniers scénarios, la dépendance de la planète au pétrole et au gaz pourrait se prolonger bien au-delà de 2030.


    © lesechos.fr


     
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    Diplomatie climatique : la position de la France dans le cadre de la COP30

    Publié le 19 Novembre 2025  


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    Dix ans après l’Accord de Paris, la France continue à chercher à jouer un rôle moteur au sein de la diplomatie climatique européenne et mondiale. La délégation française à Belém est la sixième la plus importante de la COP30 avec 530 personnes, un signe fort de mobilisation – le Brésil, pays hôte, comptant sans surprise le plus de représentants (3805) devant la Chine (789).


    La France, par la voix de sa délégation, a réaffirmé son attachement au multilatéralisme mis à mal notamment par le retrait des États-Unis. La toute nouvelle ministre de la Transition écologique Monique Barbut a fait le déplacement à Belém, où elle est arrivée mardi 18 novembre 2025. Cette ancienne présidente de WWF France dispose d’années d’expérience en matière de diplomatie environnementale. Elle a notamment occupé la fonction de secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, de 2013 à 2019. Son titre complet intègre d’ailleurs les négociations internationales sur le climat et la nature.

    « Message fort » sur l’Accord de Paris



    La COP30 se tient dix ans après l’Accord de Paris, ce qui est « l’occasion pour la France d’envoyer un message fort sur le rôle clé que [cet accord] a joué dans la diminution de la trajectoire des émissions », fait-on valoir au ministère français de la Transition écologique (MTE). Il y a dix ans, la planète se dirigeait vers une hausse des températures de 4°C d’ici la fin du siècle. Désormais, la trajectoire est plus proche d’une hausse de 2 à 3°C encore trop élevée, mais c’est la première fois dans l’histoire moderne que la courbe est en train de s’infléchir, explique-t-on de même source. L’Accord de Paris a notamment favorisé le développement soutenu des énergies renouvelables (voir encadré), des énergies à la fois propres et moins onéreuses : le prix des panneaux solaires a été divisé par dix et le prix des éoliennes a été divisé par trois. Pour autant, la COP30 ouvre une nouvelle page de mise en œuvre plus complexe que la décennie précédente.

    Autre motif de satisfaction d’ordre règlementaire, « la grande majorité des textes d’application de l’Accord de Paris a été adoptée », rappelle-t-on au MTE. Ainsi à Bakou (Azerbaïdjan), lors de la COP 29, les objectifs financiers ont été précisés et les règles sur l’article 6 qui organise les échanges de crédit carbone entre les États ont été définies. La présidence brésilienne de la COP30 cherche à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris en stimulant l’action et les changements structurels.


    Coopération avec la Chine


    En dépit « des tensions commerciales » qui se font jour, le MTE souligne l’importance de « développer et intensifier le dialogue avec la Chine sur la baisse des émissions [de gaz à effet de serre] ». À cet égard, la France a signé une déclaration conjointe sur le changement climatique avec la Chine – qui est aussi le premier pays émetteur au monde au point d’être responsable de 30% des émissions actuelles selon le PNUE -, déclaration qui porte sur « des sujets d’intérêt commun et de collaboration, comme les émissions de méthane ». Les deux pays affirment également leur attachement à la parole scientifique et à la connaissance scientifique sur le climat, sachant à cet égard que la France va accueillir du 1er au 5 décembre la première réunion de tous les auteurs du Giec à Paris, dans le cadre du lancement du 7e cycle des rapports.

    Compte tenu de la mise en retrait des États-Unis, la Chine qui a beaucoup investi dans les technologies liées à la transition énergétique – panneaux solaires, batteries électriques – a intérêt que l’Accord de Paris continue à être un moteur –, comme c’est celui de l’Union européenne.

    La CDN (contribution déterminée au niveau national) présentée par les Chinois avec une fourchette de réduction d’émissions en valeur absolue comprise entre 7 et 10 % d’ici 2035 par rapport à son pic d’émissions, ce qui est en-deçà de la science, a été accueillie avec froideur. Mais contrairement à d’autres nations, les Chinois ont tendance à sous-promettre et à sur-délivrer, rappelle-t-on au MTE.

    Engagement financier


    Sur le plan financier, le MTE a précisé qu’en 2024 la France a fourni 7,2 milliards d’euros de financements pour le climat à destination des pays en développement (sachant que l’Union européenne représente pour sa part près de 40 % de la finance publique climat mondiale). « À l’approche de la COP30 à Belém, notre objectif reste clair : une finance climat à la fois ambitieuse et équitable, à laquelle tous les pays, tous les acteurs et tous les secteurs qui en ont la capacité doivent contribuer », a déclaré Monique Barbut. En outre, dans le cadre d’un groupe de travail auquel elle participe aux côtés du Kenya, de la Barbade, de l’Espagne, de la Somalie, du Bénin, de la Sierra Leone, d’Antigua-et-Barbuda et de Djibouti, la France a précisé être « résolument engagée à identifier des sources innovantes de financement à des transitions justes et durables ».

    La progression des financements dédiés à l’adaptation par rapport à 2023 (3 milliards d’euros en 2024 contre 2,8 milliards en 2023) illustre l’engagement français en faveur des populations les plus vulnérables au changement climatique, fait encore valoir le ministère.

    Concernant la protection des forêts et la mise en place du Fonds pour les forêts tropicales (TFFF), qui vise à lever un capital initial de 25 milliards de dollars, avec un objectif à plus long terme de 125 milliards de dollars, la France semble toutefois avoir fait preuve de prudence puisqu’elle a indiqué, comme le précise le site officiel de la COP30, que, « sous certaines conditions, elle envisagerait d’engager jusqu’à 500 millions d’euros d’ici 2030 ». À titre de comparaison, la Norvège, pays producteur de pétrole, s’est engagée à verser 3 milliards de dollars au cours des dix prochaines années sous réserve de conditions spécifiques, tandis que le Brésil et l’Indonésie ont reconfirmé leurs engagements de 1 milliard de dollars.

    Soutien à la sortie du charbon …


    La France se mobilise pour la transition hors du charbon. À Glasgow, lors de la 3e COP en 2021, le Pacte de Glasgow pour le climat (décision 1/CP.26, 2021) avait constitué une grande avancée car il citait – pour la première fois dans une décision de la COP – le charbon (« élimination progressive du charbon… »). Dans ce cadre, avait été lancé le Just Energy Transition Partnership avec plusieurs pays (Afrique du Sud, Indonésie, Sénégal, Vietnam), assorti d’engagements forts des pays du G7 et des banques multilatérales de développement.

    Mais il est nécessaire d’aller plus loin et plus vite car de nouvelles capacités de charbon arrivent sur le marché, explique-t-on au MTE. À cet égard, la France préside avec l’Indonésie une commission pour la transition hors du charbon et entre « dans des phases très opérationnelles pour trouver des solutions très concrètes de retrait anticipé des centrales à charbon ». « Tout ce que nous pouvons faire pour accompagner nos partenaires dans la transition en dehors du charbon est une priorité pour la France », souligne-t-on encore au MTE. Avec comme idée sous-jacente, l’idée que personne ne doit avoir à choisir entre sortie de la pauvreté et lutte contre le changement climatique.

    Aujourd’hui, un grand nombre de pays voient un intérêt économique dans cette transition, les énergies renouvelables étant plus compétitives que le charbon.

    Et à l’« opérationnalisation » de la sortie des énergies fossiles


    La France se mobilise à Belém pour élargir une coalition d’États afin de rendre opérationnelle la sortie des énergies fossiles. La délégation française organise ainsi une table ronde sur « l’opérationnalisation » du paragraphe 28 du Global Stocktake (bilan mondial de l’action climat) (voir encadré ci-dessous). La France cherche également à œuvrer pour faire contribuer l’industrie numérique à l’effort de financement de la lutte contre le changement climatique.

    À cet égard, le troisième volet de la programmation pluriannuelle de l’énergie et de la stratégie nationale bas carbone en attente de publication prévoient de ramener la consommation française d’énergie fossile de 58 % en 2023 à 42 % en 2030 puis 30 % en 2035. Une première étape vers une sortie progressive des énergies fossiles.


    Mobilisation sur la réduction des émissions de méthane


    La France a participé le 17 novembre 2025 à une réunion ministérielle à Belém sur le méthane aux côtés de nombreux pays en insistant sur la nécessité d’un plan d’action ou de travail pour accélérer les réductions des émissions de méthane. Celles-ci continuent en effet à augmenter en dépit des engagements qui avaient été pris à la COP28 à Dubaï de les réduire de 30 % d’ici à 2030.

    La France organisera en 2026 en marge du G7 « une réunion de suivi des engagements pour obtenir des résultats concrets d’ici à la COP31 en passant en mode projet et en travaillant à débloquer les projets et les financements nécessaires », précise la délégation française à Belém. Pour rappel, 70 % des émissions de méthane pourraient être évitées selon l’Agence internationale de l’énergie (lire notre article).

    Engagement en faveur du développement des énergies renouvelables


    La France co-préside avec l’Inde l’Alliance solaire internationale, une initiative qui rassemble 120 pays. Les deux pays travaillent en partenariat sur la diffusion de l’énergie solaire, avec des réflexions sur les chaînes de valeur requises pour faire fonctionner les centrales solaires, les minerais critiques nécessaires à la production des panneaux solaires et des batteries ou encore sur la formation des techniciens et ingénieurs. Ces collaborations opérationnelles contribuent à l’atteinte des objectifs du bilan mondial de l’action climat, qui vise notamment le triplement des énergies renouvelables.

    Ainsi la délégation française à la COP30 a animé un « side event » (évènement organisé en parallèle des négociations), pour annoncer l’ouverture d’un centre de formation de techniciens au Sénégal sur les panneaux solaires qui permettra au pays de disposer des compétences techniques pour les réparer et les entretenir.


    © Sophie Sanchez pour citépa.org


     
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    Malgré les reculs aux États-Unis, la transition vers les EnR s’accélère

    Publié le 16 Novembre 2025  


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    Les énergies renouvelables (EnR) progressent plus vite que les fossiles, selon l’AIE, qui prévoit une stabilisation du pétrole d’ici 2030. Le solaire photovoltaïque aurait joué dans la balance.

    © Adobe Stock

    Selon le dernier rapport publié mercredi 12 novembre par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande mondiale en énergies renouvelables progresse désormais plus rapidement que celle des énergies fossiles.

    Et ce malgré les réorientations politiques observées aux États-Unis. L’AIE prévoit par ailleurs, dans son scénario médian, « une stabilisation de la demande de pétrole autour de 2030. »

    Portées par le dynamisme du solaire photovoltaïque, les énergies renouvelables « progressent plus vite que toute autre source majeure d’énergie, quel que soit le scénario envisagé », souligne l’agence dans son rapport annuel World Energy Outlook 2025 (WEO 2025).

    Dans ce rapport très attendu par les décideurs, l’AIE décline trois scénarios sur l’avenir énergétique mondial : le premier repose sur les politiques actuellement en vigueur, le second inclut les mesures à adopter si le monde veut atteindre la neutralité carbone en 2050, et le troisième, dit « scénario médian », intègre les engagements déjà annoncés par les États.

    À l’échelle mondiale, « les énergies renouvelables poursuivent leur expansion rapide »

    Dans ce scénario intermédiaire, les États-Unis verraient leurs capacités renouvelables chuter de 35 % d’ici 2035 par rapport aux prévisions du rapport 2024, en raison des récents changements de politique depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. L’AIE souligne toutefois qu’à l’échelle mondiale, « les énergies renouvelables poursuivent leur expansion rapide. ».

    La Chine demeure le principal marché et le premier producteur mondial, représentant entre 45 % et 60 % du déploiement des énergies renouvelables au cours de la prochaine décennie, quel que soit le scénario envisagé.

    En matière de répartition énergétique, les trajectoires divergent : dans le scénario médian, la demande de charbon atteint un pic, tandis que celle de pétrole se stabilise autour de 2030. Le gaz, en revanche, poursuit sa croissance durant les années 2030, contrairement aux précédentes prévisions — une évolution attribuée à la nouvelle politique énergétique américaine et à la baisse des prix.

    Dans le scénario le plus prudent, fondé strictement sur les politiques actuellement en vigueur, la demande de charbon amorce son déclin avant la fin de la décennie. En revanche, celles côté pétrole et gaz poursuivent respectivement leur progression jusqu’en 2050.


    © Nils BUCHSBAUM pour batiweb.com


     
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    Les banques financent deux fois plus les énergies fossiles que la transition énergétique

    Publié le 06 Octobre 2025  


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    Les banques internationales financent deux fois plus les projets d’énergies fossiles, comme ici une installation
    de raffinage et de produits chimiques installée près de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane (États-Unis).
    | PIERRE LARRIEU / HANS LUCAS VIA ARCHIVES AFP

    Les grandes banques mondiales ont accordé plus du double de financements aux énergies fossiles qu’aux énergies présentées comme « soutenables » entre 2021 et 2024, selon une étude publiée ce mardi 23 septembre 2025 par plusieurs ONG, dont Reclaim Finance.

    L’analyse, menée aux côtés d’autres structures comme WWF, Urgewald et Rainforest Action Network, « montre que les 65 plus grandes banques […] ne sont pas sur la bonne voie pour financer la transition énergétique », notent ses auteurs.

    À l’échelle mondiale, les grands établissements bancaires (HSBC, JP Morgan, Santander, etc.) ont accordé, sur la période 2021-2024, 1 368 milliards de dollars de financements aux énergies comme l’éolien ou le solaire… Contre plus du double, soit 3 285 milliards de dollars, aux énergies fossiles.

    Autrement dit, pour un dollar consacré au financement des énergies fossiles, seulement 42 cents sont alloués à la transition énergétique.

    Un ratio loin des recommandations de l’AIE


    Ce ratio est loin d’être en phase avec les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), selon les ONG, ni avec les ambitions de l’Accord de Paris sur le climat de 2015, destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à limiter le réchauffement climatique.

    L’étude retient le périmètre d’énergies dites « soutenables », un terme plus restrictif que la catégorie des énergies renouvelables selon Reclaim Finance, car excluant par exemple la bioénergie ou certains projets hydroélectriques. Cela peut expliquer des écarts avec les données des banques elles-mêmes, quand elles les publient.

    Des financements en augmentation


    Les établissements bancaires français s’en sortent globalement mieux que leurs homologues américains, canadiens ou japonais. Dans le détail, la Banque postale et le Crédit Mutuel font dans cette étude figure de bons élèves, avec un soutien aux énergies fossiles négligeable et des financements aux énergies alternatives sept à neuf fois supérieurs.

    Derrière BNP Paribas (14e) et Société Générale (22e), le Crédit Agricole et le groupe BPCE (Banques populaires et Caisses d’épargne) occupent des places de milieu de tableau – respectivement 26e et 29e – au niveau mondial. Les financements des énergies fossiles (prêts et autres instruments de crédits associés) sont même en augmentation sur la période pour BPCE, selon l’étude, un cas unique en France.

    Les banques françaises « sont conscientes de l’importance » du ratio entre financements des énergies fossiles d’un côté et de la transition énergétique de l’autre, a réagi la Fédération bancaire française (FBF). « Leur objectif est bien d’augmenter ce ratio en soutenant de plus en plus les énergies renouvelables et en se désengageant progressivement des énergies fossiles », a précisé le lobby bancaire.


    © ouest-france.fr


     
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    Fini le diesel ! En Espagne, ces trains pourraient bientôt carburer à l'hydrogène vert

    Publié le 09 Septembre 2025  


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    Le gouvernement espagnol lance une consultation publique en vue de remplacer le diesel sur plusieurs lignes ferroviaires non électrifiées. Aux côtés de l’électrique à batteries et des biocarburants, l’hydrogène vert figure parmi les options envisagées.

    Photo : FCH2Rail

    Le ministère espagnol des Transports et de la Mobilité durable veut tourner la page du diesel sur certaines lignes régionales. Une consultation publique est ouverte pour recueillir des propositions technologiques, dont l’hydrogène vert, afin de remplacer les motorisations actuelles. Portée par la Direction générale du secteur ferroviaire, elle vise à identifier des solutions adaptées aux lignes non électrifiées. Six lignes sont citées comme Soria–Torralba, mais aussi Ávila–Salamanca, Huesca–Canfranc ou Zafra–Huelva.

    Les constructeurs, exploitants et autres acteurs du secteur peuvent soumettre leurs projets jusqu’au 30 septembre 2025. Les technologies envisagées incluent les trains à batteries, l’hydrogène, les systèmes hybrides ou les biocarburants.

    Les contributions doivent répondre à des critères de durabilité, d’efficacité énergétique et de viabilité économique. Elles permettront de réaliser des études socio-économiques pour déterminer si une électrification partielle ou une modernisation alternative est préférable.

    Les résultats alimenteront la future stratégie ferroviaire nationale. Attendue pour 2026, celle-ci précisera les orientations technologiques du réseau.

    Plus globalement, cette consultation s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de relance et de résilience de l’Union européenne. En Espagne, 57,5 % des lignes ferroviaires sont électrifiés. Les autres lignes, souvent localisées en zones rurales, dépendent encore du diesel. L’hydrogène et les biocarburants pourraient ainsi offrir une alternative dans des zones où l’électrification serait trop coûteuse.

    Des expérimentations déjà engagées
    L’Espagne n’en est pas à ses premiers pas dans le domaine du train à hydrogène. Le projet européen FCH2Rail, mené avec Renfe, Adif et CAF, a déjà permis le développement et le test d’un train bimode électrique–hydrogène. Plus récemment, c’est le projet Hycerail qui a fait parler de lui. Il vise à expérimenter sur la ligne Villablino-Compostilla un autorail équipé d’un autorail équipé d’un moteur à combustion hydrogène.


    © Michaël TORREGROSSA pour h2-mobile.fr


     
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    Electricité bas carbone: l'Inde franchit un cap mais la route vers la neutralité sera longue

    Publié le 23 Août 2025


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    Des panneaux solaires à Khavda (Inde), en janvier 2024 ( AFP / PUNIT PARANJPE )

    L'Inde a annoncé ces derniers jours que 50% de sa capacité de production d'électricité était désormais d'origine renouvelable, avec cinq ans d'avance sur le calendrier fixé par le traité de Paris. Ce succès a été salué par le gouvernement mais, selon les ONG de défense de l'environnement, le chemin vers la neutralité carbone du troisième pollueur de la planète est encore long.

    Quel cap a franchi l'Inde ?


    Selon le ministre des Energies renouvelables, Pralhad Joshi, 242,8 des 484,8 gigawatts (GW) de capacité de production électrique dont dispose le pays sont fournis par des énergies non-fossiles.

    Ces capacités dites "installées" provenaient fin juin de l'énergie solaire (116 GW), devant l'hydroélectrique (54 GW), l'éolien (52 GW), les bioénergies (12 GW) et le nucléaire (9 GW), selon le ministère.

    "C'est un pas de géant vers une Inde plus verte et plus propre", s'est enthousiasmé M. Joshi.

    L'Inde, dont la capacité de production en énergies renouvelables a triplé ces dix dernières années, a en outre franchi cette barre cinq ans avant l'échéance fixée en 2015 à Paris.

    "En matière de capacité de production en énergie solaire, l'Inde a dépassé l'Allemagne et le Japon et occupe la 3e place mondiale" derrière la Chine et les Etats-Unis, souligne le ministère.

    Le géant du sous-continent n'entend pas s'arrêter là. Il veut passer le cap des 500 GW de capacité de production en énergies renouvelables à l'échéance 2030.

    La plus grande "ferme" solaire au monde, d'une capacité de 30 GW, doit entrer en service à pleine puissance d'ici à 2029 dans le désert indien du Gujarat.

    L'électricité indienne est-elle plus "verte" ?


    L'annonce du gouvernement est "significative", reconnaît Avantika Goswami, du Centre pour la science et l'environnement (CSE) de New Delhi, d'autant plus que l'Inde "a des besoins en énergie croissants".

    Mais, ajoute-t-elle aussitôt, il ne faut pas confondre capacité de production et production.

    Les chiffres officiels le confirment, 73% de l'électricité consommée en Inde reste générée par de très polluantes centrales à charbon. Seuls 13% sont issus de panneaux solaires ou d'éoliennes.

    "La production actuelle issue d'énergies renouvelables reste très faible", résume Avantika Goswami, "c'est le principal défi de l'Inde".

    Pourquoi le charbon reste roi ?


    Par définition, les énergies solaire et éolienne sont intermittentes, soumises aux contraintes de la nature, et peu efficaces dès lors qu'il s'agit de répondre aux pics de consommation.

    Il faudrait pour cela augmenter considérablement les capacités de stockage de l'électricité produite par le soleil et le vent.

    "Notre capacité en énergies renouvelables augmente vite: de 25 à 30 GW chaque année", dit M. Joshi. "Mais sans stockage, nous allons la gaspiller ou alors devoir continuer à nous reposer sur le charbon."

    L'Inde ne dispose pour l'heure que d'une capacité de stockage par batteries de 505 mégawatts par heure (MWh), nettement insuffisante. Elle a lourdement investi pour la développer.

    Le stockage pose aussi la question de la dépendance de l'Inde vis-à-vis de la Chine, première productrice mondiale des terres rares indispensables à la fabrication des batteries.

    "C'est une préoccupation stratégique", relève Harjeet Singh, de la Fondation pour le climat.

    Le charbon devrait donc encore rester le "roi" du marché de l'électricité pendant longtemps.

    Seuls les barrages ou les centrales à charbon ou nucléaires peuvent pour l'heure répondre aux besoins croissants en électricité du pays le plus peuplé du monde (1,4 milliard d'habitants).

    Le parc indien de centrales à charbon est jeune, 60% sont âgées de moins de quinze ans, et remplacer les centrales thermiques serait ruineux.

    Et la réduction des émissions de CO2 ?


    L'Inde assure être capable de tenir ses objectifs ambitieux de réduction de gaz à effet de serre. "Nous sommes en ligne pour y parvenir", dit-on au gouvernement.

    La barre est haute: baisse de 45% des émissions de carbone d'ici à 2030 et neutralité en 2070.

    L'Inde est responsable de 7% des émissions de CO2 mondiales, loin derrière la Chine et les Etats-Unis.

    Pour améliorer sa performance, alors que la demande d'électricité devrait encore doubler d'ici deux ans, le CSE insiste sur une meilleure efficacité des centrales à charbon.

    "C'est en combinant une forme de +décarbonation du charbon+ et en intégrant plus d'énergies renouvelables dans le réseau que nous réussirons", juge Avantika Goswami.


    © Boursorama.com  avec Média service


     
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