L’Europe doit impérativement réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou va « le payer très cher », prévient la BCE
Publié le 11 Avril 2026Lien vers l'article original: ici
Transition énergétique•Pour l’un des responsables de la Banque centrale européenne, il est essentiel pour l’Europe d’investir dans une énergie propre et produite localement afin de diminuer la dépendance aux combustibles fossiles importés
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| L’investissement nécessaire est considérable. Mais « se concentrer uniquement sur ces coûts est profondément trompeur », estime l'un des responsables de la BCE - R. Doucelin / SOPA/SIPA |
Faire la transition maintenant ou payer cher plus tard ». Pour Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et vice-président de son Conseil de surveillance, il est plus que temps de réduire la dépendance à l’importation d’énergies fossiles. Dans une note de blog publiée mardi, il appelle à investir dans une énergie propre et produite localement.
« La dépendance énergétique de l’Europe complique de plus en plus la tâche consistant à maintenir la stabilité des prix », déplore-t-il. Le Vieux continent doit « diminuer la dépendance aux combustibles fossiles importés » et « accélérer une transition ordonnée vers des énergies propres produites localement ».
Selon lui, « atteindre les objectifs du continent en matière d'énergie propre affaiblirait le lien entre la volatilité des marchés mondiaux et les prix intérieurs ». L’inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 % sur un an en mars, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Et face à cette flambée, l’institut de Francfort a revu en mars à la hausse sa prévision d’inflation pour 2026, à 2,6 % contre 1,9 % précédemment.
« La dépendance énergétique de l’Europe complique de plus en plus la tâche consistant à maintenir la stabilité des prix », déplore-t-il. Le Vieux continent doit « diminuer la dépendance aux combustibles fossiles importés » et « accélérer une transition ordonnée vers des énergies propres produites localement ».
Selon lui, « atteindre les objectifs du continent en matière d'énergie propre affaiblirait le lien entre la volatilité des marchés mondiaux et les prix intérieurs ». L’inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 % sur un an en mars, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Et face à cette flambée, l’institut de Francfort a revu en mars à la hausse sa prévision d’inflation pour 2026, à 2,6 % contre 1,9 % précédemment.
Investissement considérable mais vision à long terme
L’investissement nécessaire est considérable. La Commission européenne l’estime à 660 milliards d’euros par an d’ici à 2030. Mais « se concentrer uniquement sur ces coûts est profondément trompeur ». « Investir dans une énergie propre et durable remplace les dépenses substantielles consacrées aux combustibles fossiles », souligne-t-il.
Pour le banquier, « la question n’est plus de savoir si l’Europe peut se permettre cette transition » mais « si elle peut se permettre de ne pas la faire ».
Pour le banquier, « la question n’est plus de savoir si l’Europe peut se permettre cette transition » mais « si elle peut se permettre de ne pas la faire ».
© 20minutes.fr avec l'AFP
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