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  • Le solaire et l'éolien ne parviennent pas à évincer les énergies fossiles malgré leur ascension fulgurante

    Publié le 26 Novembre 2025  


    Lien vers l'article original: ici

    Dix ans après l'accord de Paris sur le climat, le bilan est en demi-teinte pour les énergies renouvelables. Malgré leur rapide expansion pour la production d'électricité, elles restent très minoritaires face au gaz, charbon et pétrole.

    La Chine construit des fermes solaires et éoliennes massives, tout en restant très dépendante du charbon.
    (Photo Tao Liang/Xinhua/REA)

    Depuis l'accord de Paris sur le climat en 2015, elles sont devenues incontournables dans le paysage énergétique. Des barrages hydroélectriques centenaires aux récentes éoliennes en mer, la palette des énergies renouvelables se décline dans tous les pays.

    En particulier le photovoltaïque, qu'il s'agisse de petites unités installées sur les toits des maisons pour l'autoconsommation individuelle ou de méga champs solaires au Brésil, en Chine et en Inde, trois pays où leur poids dans le mix électrique est largement supérieur à la moyenne.

    L'objectif ne sera pas atteint


    A l'heure du bilan à la COP30 qui se termine cette semaine à Belém, au Brésil, la résistance des énergies fossiles est pourtant bien réelle. Le charbon, le pétrole et le gaz, très émetteurs de gaz à effet de serre, représentaient encore 80 % du mix énergétique mondial en 2023, exactement la même proportion que vingt ans auparavant, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Leur poids absolu a même augmenté, car la demande d'énergie a crû de 15 % sur la même période.

    Quant à la dynamique des énergies dites « vertes », censées décarboner les économies et limiter le réchauffement climatique, elle est inférieure aux ambitions initiales. A tel point que l'objectif fixé à la COP de Dubaï ne sera pas atteint, a prévenu cet automne l'AIE.

    Les Etats s'étaient engagés il y a deux ans à tripler les capacités mondiales d'énergies renouvelables entre 2022 et 2030. Mais les dernières anticipations de l'AIE, une institution née au sein de l'OCDE après le premier choc pétrolier, reflètent désormais le coup de frein en cours en Chine et aux Etats-Unis, les deux premiers marchés des renouvelables.

    Le besoin mondial en énergie a grimpé de 20 % depuis 2010



    Pour autant, la croisade anti-éoliennes de Donald Trump et les nouvelles règles qui rendent les centrales renouvelables chinoises moins rentables, n'arrêtent pas le train en marche. Sur le marché de l'électricité, qui pèse désormais 21 % de la demande mondiale d'énergie, les renouvelables devraient devenir cette année la première source de production d'électrons, devant le charbon, anticipe l'ONU.

    +31 % d'électricité photovoltaïque


    L'éolien et surtout le solaire, plus rapides à installer que de nouveaux barrages par exemple, tirent cette croissance, désormais « plus rapide que la demande elle-même », souligne le centre de réflexion britannique Ember, dans une récente étude.

    Au cours des trois premiers trimestres de 2025, la production d'électricité photovoltaïque a bondi de 31 %, calcule Ember. Du côté de l'éolien, la hausse atteint 7,6 %. En neuf mois, ces deux sources d'énergie ont généré 635 térawattheures (TWh) de plus que l'an dernier, dépassant la hausse de la demande mondiale additionnelle d'électricité, qui a crû de seulement 2,7 %, soit 603 TWh.

    Les capacité de production mondiale d'énergie renouvelables explosent



    Faut-il en déduire qu'il y a trop de capacités renouvelables, comme le fait Donald Trump ou une partie de la droite française, qui les accuse de cannibaliser les centrales nucléaires d'EDF ? La conclusion peut sembler hâtive, car le solaire et l'éolien couvraient à fin septembre seulement 17,6 % de la consommation mondiale d'électrons.

    Les centrales fonctionnant au gaz, au charbon ou au fioul restent la première source d'électricité de la planète. Elles couvrent encore 57,1 % de la demande globale, tirée par les besoins croissants des data centers ou encore la climatisation. Les Etats-Unis et l'Europe ont même eu davantage recours aux centrales thermiques cette année, indique Ember.

    La Chine en arbitre


    A la fin du mois de septembre, l'électricité d'origine fossile avait tout de même reculé de 0,1 % à l'échelle globale. Ce tassement résulte des efforts de la Chine et de l'Inde, qui ont massivement développé leurs infrastructures renouvelables, tout en restant très dépendantes des énergies carbonées. De quel côté va pencher la balance ?

    « La Chine, principale source de croissance des énergies fossiles, a pris un tournant, signalant que le recours aux combustibles fossiles pour répondre à la demande croissante en électricité n'est plus nécessaire », estime Nicolas Fulghum, analyste chez Ember. Le pays a pourtant ouvert de nouvelles centrales à charbon cette année.

    Cela n'empêche pas le think tank de prévoir une stagnation mondiale de la production d'électricité d'origine fossile en 2025. Le phénomène n'avait pas été observé depuis la quasi-stagnation de 2015 et la crise sanitaire de 2020.

    Tous usages confondus, l'AIE est toutefois moins optimiste sur la capacité du monde à tourner rapidement la page des énergies fossiles. Selon ses derniers scénarios, la dépendance de la planète au pétrole et au gaz pourrait se prolonger bien au-delà de 2030.


    © lesechos.fr


     
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